Coronavirus : films pénalisés par la fermeture des cinémas, un projet de loi prévoit leur diffusion en VOD

Coronavirus : films pénalisés par la fermeture des cinémas, un projet de loi prévoit leur diffusion en VOD

Le Parlement a adopté ce week-end un projet de loi d’urgence afin de faire face à l’épidémie de coronavirus. Un point du projet de loi prévoit la mise à disposition en VOD ou en DVD les films sortis en cinéma et qui se trouvent pénalisés par la fermeture de l’ensemble des salles de cinéma.

Le projet de loi permet au Centre national du cinéma et de l’image animée de modifier la date de sortie en VOD ou en DVD initialement prévue quatre mois après la sortie en salles de cinéma. Les films exploités en salle au 14 mars dernier pourront bénéficier de ce changement.

La chronologie du cinéma se voit fortement perturbée, le président du CNC Dominique Boutonnat a déclaré dans un communiqué « À période exceptionnelle, il nous faut apporter des réponses exceptionnelles ». De ce fait le titulaire des droits d’exploitation pourra donc demander une sortie immédiate en VOD ou DVD du film. Toutefois le CNC précise que les demandes seront analysées au “cas par cas”, « Le public doit pouvoir accéder aux films, mais il nous faut également assurer les équilibres fondamentaux qui permettent de financer la création à moyen et long terme, ainsi que la reprise de l’activité au moment de la réouverture des salles » indique Dominique Boutonnat. À noter que la mesure ne concernerait qu’une soixantaine de films, un professionnel pense qu’“il n’y aura pas plusieurs dizaines de demandes”.

Les films dont la sortie était programmée pour les semaines qui arrivent, sont fortement incités à passer la VOD. Lorsqu’un film ne sort pas en salles de cinéma, le CNC s’octroie le droit de réclamer le remboursement des aides dont il a pu bénéficier. La filière du cinéma et de l’audiovisuel discute avec le CNC pour mettre en place des dispositions exceptionnelles concernant les films qui sortiront directement en VOD ou DVD afin qu’il ne rembourse pas ces aides.

Source : Les Echos