France 4 : les députés tentent de s’opposer à sa suppression

France 4 : les députés tentent de s’opposer à sa suppression

Alors que France 4 et France Ô sont amenées à disparaître des écrans le 9 août prochain, des députés déposent des amendement pour que la fermeture de France 4 et de France Ô soit repoussées au minimum d’un an. 
 

Une discussion parlementaire s’est déroulée mercredi concernant la grande réforme audiovisuelle et Franck Riester le ministre de la Culture et de la Communication a été plusieurs fois interrogé sur l’avenir de France 4. Le report de la fermeture des chaînes du groupe France Télévision ne s’inscrit pas directement dans la prochaine loi sur l’audiovisuel. 

Le ministre de la Culture a pour le moment fermé les portes d’un éventuel moratoire « Le fait qu’il y ait des chaînes fermées ne signifie pas que les contenus seront supprimés. »
Il a proposé à France Télévision un “pacte de visibilité” sur l’animation et la jeunesse comportant des engagements précis du groupe audiovisuel public. Ce dernier a jusqu’au mois d’avril pour faire ses propositions. A noter que Aurore Bergé, rapporteur de loi ne semble pas opposée a un éventuel moratoire même si elle n’a pas déposée d’amendement à ce sujet. 

Parlementaires et professionnel de l’animation militent pour changer l’avenir de France 4. Un professionnel de l’animation estime que “France 4 est la victime collatérale de France Ô” et explique que “le gouvernement ne voulait pas fermer cette dernière seule, au risque de voir les parlementaires d’Outre-mer hurler.” 

Les défenseurs de France 4 déplorent la concurrence accrue que va instaurer l’arrivée de Disney+, face a Okoo la plateforme Svod jeunesse de France Télévision amenée à remplacer France 4. Ces derniers déplorent l’alourdissement de la fracture numérique que pourrait entraîner France 4 avec sa suppression. Pour certains, envisager le maintien de la chaîne du canal 14 de la TNT serait un bon soutient marketing pour Okoo mais un réel casse-tête pour France Télévision qui n’acquiert plus de programmes pour France 4. 

 

Source : Les Echos