Sabotages d’antennes : près de 50 attaques en 3 mois, les opérateurs veulent un débat pour répondre aux inquiétudes

Sabotages d’antennes : près de 50 attaques en 3 mois, les opérateurs veulent un débat pour répondre aux inquiétudes

Sur fond de craintes autour de la 5G concernant la santé et l’environnement, les sabotages d’antenne-relais se multiplient en France. Pour les opérateurs, l’heure est donc à la surveillance pour protéger les équipements, mais également au débat pour répondre aux inquiétudes.

En France, les sabotages d’antenne-relais de téléphonie mobile se multiplient ces derniers mois. Des chiffres récemment communiqués par la GSM Association plaçaient même l’Hexagone sur le podium européen, derrière le Royaume-Uni et les Pays-Bas, avec près de 20 attaques. Les services de renseignement se penchent sur le phénomène, ce qui amène à des interpellations. Orange a d’ailleurs annoncé son plan de bataille en trois axes, en étroite collaboration avec les forces de l’ordre. Les attaques ont en effet des répercussions sur les abonnés, mais également un coût non négligeable pour les opérateurs.

Des données plus récentes sont tombées. En moins de trois mois, ce sont ainsi près de 50 antennes qui ont été vandalisées, dont 4 rien que dans l’agglomération de Toulouse, en Haute-Garonne. Interrogé par France Info, Christophe Miette, chargé de mission police judiciaire au SCSI-CFDT, parle de groupuscules anarchistes luttant contre le capitalisme, avec un appel aux attaques lancé fin mars. Sans oublier les anti-ondes qui voient d’un mauvais oeil l’arrivée de la 5G, les complotistes faisant le lien entre la technologie et le coronavirus, les complotistes détournant les faits pour montrer un impact sur les animaux ou les militants écologistes craignant des répercussions sur l’environnement

Les opérateurs veulent un débat

Les opérateurs télécoms se disent prêts à répondre aux inquiétudes. Interrogé par Franceinfo, Didier Casas, administrateur de la FFT, indiquait la nécessité de “remettre de la raison, remettre de la science, remettre de la compréhension, de l’écoute, de la pédagogie”. Et d’ajouter : “on veut qu’il y ait un débat qui s’installe dans le pays sur la technologie”.

Source : Franceinfo