5G : Free, Orange, Bouygues et SFR assignés en justice par 500 militants écologistes

5G : Free, Orange, Bouygues et SFR assignés en justice par 500 militants écologistes

Nouvelle opposition face à l’arrivée de la 5G. Un collectif regroupant 500 militants écologistes vient d’assigner Free, Orange, Bouygues et SFR en justice. Il veut des garanties concernant les risques sanitaires et environnementaux.

La 5G continue d’être décriée. Soulignant les risques pour les personnes et l’environnement, les ONG Agir pour l’Environnement et Priartem-Électrosensibles ont déposé en février dernier des recours devant le Conseil d’État pour suspendre le processus d’attribution des fréquences. Des recours d’ailleurs rejetés. Et voilà une autre levée de boucliers face à l’arrivée de la nouvelle technologie.

Porté par Côme Girschig, fondateur de Jeunes ambassadeurs pour le climat, le collectif a en effet assigné les opérateurs devant le tribunal de justice de Paris le 26 mai et réclamé une première audience le 30 juin. Défendu par Me Jean-Marc Descoubes, le collectif réclame aux opérateurs de faire expertiser l’efficacité des mesures prises contre les risques sanitaires et environnementaux découlant du déploiement de la 5G, afin d’établir l’innocuité de la technologie. Il s’agit également d’obtenir “un avis sur le risque d’empiètement sur les libertés individuelles”.

Si les précautions prises sont jugées insuffisantes, le collectif se dit prêt à engager des poursuites judiciaires au motif que “le principe de précaution s’impose lorsque les risques pour la santé ou l’environnement ne sont pas certains, mais simplement probables, ou en tous cas non exclus”. Il attaquerait sur le fait d’“avoir méconnu le principe de précaution”. Celui-ci s’appuie notamment les déclarations de l’Anses, qui admet “un manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels” liés à l’exposition de certaines fréquences de la 5G. En cas de risque avéré, la responsabilité civile des opérateurs reposerait sur le fait qu’ils ont mené les expérimentations, déposé les candidatures et ainsi pris le risque d’exposer la population.

Source : Capital