Orange met en place son plan de bataille pour lutter contre les incendies d’antennes

Orange met en place son plan de bataille pour lutter contre les incendies d’antennes

Face aux destructions et aux incendies d’antennes qui ont augmenté notamment pendant le confinement, Orange prépare la riposte en lien avec les forces de l’ordre.

Contre-attaque de l’opérateur historique. Alors que de plus en plus de sites mobiles sont incendiés aux quatre coins de la France, Orange veut y mettre un frein grâce à un plan en trois axes, en étroite collaboration avec les forces de l’ordre.

Le premier point concerne la sensibilisation de la police vis-à-vis de ces actions en particulier. Le directeur de la sécurité d’Orange, Philippe Cubizol, devra ainsi conseiller les gardiens de l’ordre et diligenter les enquêtes afin d’organiser des rondes de police et de gendarmerie ou encore de sociétés privées. Plus de sécurité également pour certains sites stratégiques jugés sensibles, dans tous les segments des télécoms. Ainsi, certains NRA, mais aussi des sites mobiles et des sites fixes seront protégés via la mise en place de contrats de surveillance et d’alerte.

Outre ces mesures en lien avec les forces de l’ordre, l’agrume veut également lancer un vaste plan de communication, notamment basé sur des panneaux de vidéosurveillance sur les sites mais également grâce à des messages envoyés à la presse. Une manière de dissuader les incendiaires.

Car ces dégradations ont des conséquences lourdes pour les réseaux télécoms. En mai dernier, la dégradation de six câbles à Ivry sur Seine a coupé la connexion de nombreux habitants de communes environnantes. Et la facture, si elle a été allégée grâce aux assurances, est restée assez salée pour l’opérateur : 70 000 euros à payer pour cette dégradation. La France est le troisième pays européen le plus ciblé par les dégradations d’antennes, qui ont augmenté depuis le confinement, notamment avec les craintes autour de la 5G.

Pour Orange, la fin de l’état d’urgence sanitaire ne changera rien au rythme des sabotages. Et l’opérateur craint même que les opposants à la 5G s’en inspirent d’autant plus, bien que les sites compatibles avec la nouvelle génération de téléphonie mobile soient moins isolés.

Source : La Lettre A

Crédit photo de couverture : l’Est Républicain