La surveillance d’une antenne Free Mobile attaquée à de multiples reprises a abouti à des interpellations

La surveillance d’une antenne Free Mobile attaquée à de multiples reprises a abouti à des interpellations

Un site de Free Mobile a fait l’objet de plusieurs dégradations. Lors de la dernière attaque, les gendarmes étaient sur place et ont interpelé deux personnes.

Rendez-vous à Contes, commune du département des Alpes-Maritimes. Un pylône de 21 mètres accueillant la 5G de Free Mobile fait face à une vive opposition de riverains regroupés au sein du collectif Narf (Non à l’antenne relais Free) et soutenus par la mairie. Craignant les ondes, alors qu’ils doivent selon eux déjà composer avec les champs électromagnétiques d’une ligne à haute tension, les opposants réclament une délocalisation dans un lieu “plus approprié” plus loin des habitations. Au-delà de la pétition, une bataille devant les tribunaux a été engagée.

Dans ce contexte tendu, l’équipement de l’opérateur a subi plusieurs attaques ces dernières semaines. Des câbles avaient en effet été sectionnés le 30 avril lors de la reprise des travaux d’installation. Par la suite, une intrusion avait été notée à la mi-mai lorsque le site était opérationnel et des ventilateurs été dégradés le 15 juin. Cela avait abouti à la mise sous surveillance physique du site. Entrés par effraction dans la nuit du 16 juin, deux hommes de 24 et 25 ans ont ainsi été interpelés par les gendarmes. Leur garde à vue, confirmée par le parquet de Nice, doit prendre fin ce soir.

Les équipements de télécommunication font régulièrement l’objet d’attaques ces derniers mois. La France fait d’ailleurs partie des pays européens où l’on recense le plus de sabotages. Elle se retrouve en effet sur la troisième marche du podium, après le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les regards se tournent vers une extrême gauche qui lutterait contre des équipements servant le capitalisme ou facilitant la surveillance de masse. Sans oublier les anti-ondes et ceux faisant le lien entre la 5G et le coronavirus.

Source : Le Parisien