Confinement : Les régies publicitaires des groupes audiovisuels voient leurs annonceurs fuirent en pleine épidémie de coronavirus

Confinement : Les régies publicitaires des groupes audiovisuels voient leurs annonceurs fuirent en pleine épidémie de coronavirus

L’annulation ou le report des campagnes publicitaires à cause du COVID-19 rend la situation très compliquée pour les régies publicitaires.

Depuis l’annonce faite par Édouard Philippe le 14 mars, annonçant la fermeture des magasins non indispensables, les demandes d’annulation ou de report des campagnes publicitaires ont commencé à envahir les régies publicitaires. “Les annonceurs dont les magasins sont fermés ne voient plus l’intérêt de faire la publicité de produits que les gens ne vont plus acheter. Ils préfèrent donc annuler leurs campagnes et remettre à plus tard leurs investissements dans les médias”, explique un cadre d’une régie.

Le 16 mars, c’est le second coup de massue, Emmanuel Macron annonce le confinement de la population pour une période d’au moins quinze jours. Depuis cette annonce, la situation n’a fait que de se dégrader, il faut gérer les demandes d’annulation ou de report qui continue d’arriver en masse. “Un gros annonceur a annulé l’ensemble de ses espaces pub prévus à l’antenne le surlendemain !”, témoigne abasourdit un employé d’une des principales régies. Alors qu’un autre tente de relativiser “C’est la réactivité qui prime pour l’instant. Nous procédons aux annulations et tentons de répondre au mieux aux attentes de nos clients. On comptera nos pertes plus tard”.

La plupart des chaînes gardent le silence concernant les événements qui perturbent leurs fonctionnements en ce moment. Un membre d’une régie importante indique que “Toutes les chaînes sont impactées. Près de la moitié des annonceurs ont déjà annulé leurs campagnes ou envisagent des reports” et précise que pour le groupe ou il travaille, la perte va se chiffrer à “plusieurs dizaines de millions d’euros sur mars-avril”. Les chaînes ne vont pas tarder à être en manque de spots pub à diffuser sur le petit écran. Un cadre d’une chaîne privée s’inquiète, “On fait sauter une à deux coupures pub dans les programmes et on réduit aussi le temps des écrans”. Les chaînes ne peuvent que déplorer de bonnes audiences “difficilement monétisable dans le contexte actuel”

Source : puremédias