Bouygues Telecom dépasse désormais Free Mobile en nombre d’abonnés

Bouygues Telecom dépasse désormais Free Mobile en nombre d’abonnés

 

 

Bouygues Telecom annonce avoir bouclé l’acquisition d’Euro Information Telecom. Un rachat lui permettant de récupérer les 2 millions d’abonnés du numéro 5 du mobile en France, dépassant par la même occasion Free Mobile.

C’est fait. Dans un communiqué publié ce lundi 4 janvier, Bouygues Telecom indique l’acquisition d’Euro Information Telecom, qui devient ainsi l’une de ses filiales sous la présidence d’Aurélie Stock-Poeuf. L’entrée en négociations exclusives avait été annoncée en juin 2020 et le feu vert de l’autorité de la concurrence été obtenu quelques mois plus tard. L’accord a finalement été signé le 31 décembre 2020.

L’opération permet à Bouygues Telecom de s’emparer de 100 % de l’opérateur mobile virtuel connu à travers les marques telles qu’Auchan Telecom, Cdiscount Mobile, CIC Mobile, Crédit Mutuel Mobile ou NRJ Mobile et revendiquant 2 millions d’abonnés. Elle est également synonyme d’un accord de distribution à long terme permettant la distribution des offres Bouygues Telecom dans les 4 200 agences bancaires du groupe CIC/Crédit Mutuel.

Une place gagnée dans le classement

Avec une base de 12 millions d’abonnés mobiles au troisième trimestre, auxquels s’ajoutent les 2 millions d’EI Telecom, Bouygues Telecom revendique désormais 14 millions de clients mobiles. De quoi chiper la troisième place à Free Mobile avec ses 13,47 millions d’abonnés. L’opérateur de Martin Bouygues se retrouve ainsi en troisième position derrière SFR (14,6 millions) et Orange (21,5 millions).

Un feu vert sous conditions

Pour rappel, l’autorité de la concurrence a donné sous aval “sous conditions”. Si celle-ci indiquait fin décembre avoir “écarté tout risque d’atteinte à la concurrence sur le marché de la distribution de produits et de services de téléphonie mobile”, elle notait en revanche “que l’opération était de nature à porter atteinte à la concurrence sur le marché de l’offre de gros et a par conséquent subordonné son autorisation à des engagements de la part de Bouygues Telecom”. Est notamment identifié “un risque de disparition de l’offre proposée par EIT auprès de certains opérateurs virtuels, entraînant, notamment, un risque de verrouillage de l’accès à ce marché pour ces opérateurs”.

L’autorité administrative expliquait le contexte de ce feu vert sous conditions : “les parties sont simultanément présentes sur les marchés de gros de l’accès et du départ d’appel sur les réseaux téléphoniques mobiles et sur les marchés de la distribution des produits et des services de téléphonie mobile”. Au-delà des offres connues du grand public, EIT exerce “une activité dite d’agrégateur, ou d’intermédiaire sur le marché de gros : il commercialise le temps de communication obtenu auprès de SFR, Orange et Bouygues Télécom, auprès d’autres opérateurs virtuels de téléphonie mobile pour leurs activités de services de téléphonie mobile fournies principalement à des entreprises.” Voilà pourquoi “Bouygues Telecom a souscrit des engagements visant à assurer, à l’issue de l’opération, le maintien d’une offre de gros équivalente à l’offre actuelle d’EIT”.

Une acquisition pouvant aller jusqu’à 855 millions d’euros

Selon l’opérateur, “le prix d’acquisition comprend une part fixe de 530 millions d’euros payable au closing et une part complémentaire comprise entre 140 et 325 millions d’euros, conditionnée à l’atteinte de critères de performance économique et payable sur plusieurs années”. Le coût de l’acquisition pourrait s’élever à 855 millions d’euros.