L’IPTV pirate le pire ennemi des abonnements payants sportifs

L’IPTV pirate le pire ennemi des abonnements payants sportifs

L’IPTV ou l’Internet Protocol Télévision est la bête noire des diffuseurs sportif. Depuis environ 3 ans, cette pratique est de plus en plus répandue et a de quoi faire rager, car cette technique permet de s’abonner aux bouquets payants pour une somme bien plus attractive que le prix réel.

Concrètement, il suffit de se procurer un boîtier qui est facilement trouvable en magasin ou en ligne. Ce boîtier permet d’accéder au web depuis votre télévision non connectée. Mais son usage principal a été détourné, en faisant un allié pour accéder illégalement aux bouquets de chaînes payantes tant convoitées lors de rencontres sportives comme en ce moment la Ligue des Champions. 

La secrétaire générale de l’HADOPI, Pauline Blassel estime qu’entre 2.5 et 3 millions de Français ont recours à cette pratique illégale. Les différents diffuseurs de contenus sportifs se sont regroupés dans l’Association pour la protection des programmes sportifs et tentent sans répit de démanteler les réseaux à qui appartiennent les serveurs illégaux. En juin 2019 deux pirates se sont retrouvé face au tribunal de Nanterre suite à une plainte d’Altice, puis trois mois plus tard, en septembre, les autorités italiennes ont démantelé une plateforme IPTV qui serait la plus importante au monde. La concurrence fait rage, car les fournisseurs de flux IPTV illégaux sont en mesure d’assurer la diffusion des matches en 4K à moindre coût. 

Les procédure judiciaire intentées sont longues et compliquées, mais la loi prévoit deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour tout contrevenant. Cédric Roussel, président du groupe d’études sur l’économie du sport, préconise lors d’une intervention à l’Assemblée nationale “de trouver un moyen d’assécher ce système en suspendant les diffusions.” 

Cette forme de piratage sera prise en compte dans le projet de loi audiovisuel qui passera en commission ce lundi. Les détenteurs des droits de diffusion pourront saisir le juge des référés et exiger auprès des FAI une coupure des canaux de diffusion en France même si les plateformes sont établies à l’étranger. Autant dire que Canal+, RMC sports et beIN Sports accueilleront certainement ce point du projet de loi à bras ouverts. 
 

Découvrez une infographie publiée par le Parisien résumant le fonctionnement de l’IPTV :