SFR-Numericable se décide à payer ses fournisseurs

SFR-Numericable se décide à payer ses fournisseurs

Le mois dernier, les affaires n’allaient pas au mieux pour les fournisseurs et prestataires de SFR-Numericable. Qualifié de « mauvais payeurs », le groupe s’illustrait en renégociant des contrats en cours ou en remaniant le management interne de SFR, ce qui n’était pas sans provoquer quelques mécontentements. En dernier lieu dans cette affaire, le médiateur interentreprises Pierre Pelouzet est intervenu, avec pour objectif de « rétablir une relation de confiance » entre SFR-Numericable et ses fournisseurs.

A priori Pierre Pelouzet a réussi à faire entendre raison à l’opérateur car selon Les Echos un accord a été signé lundi soir entre le Syntec Numérique et SFR-Numericable : « l’accord prévoit d’une part que SFR paye toutes les factures, et d’autre part, qu’un processus de suivi se mette en place afin que les fournisseurs puissent faire remonter d’éventuels problèmes », a indiqué le médiateur au journal. Une fiche de suivi façon entreprise en somme. Les relations entre l’opérateur et ses fournisseurs vont rester un moment sous les jumelles de Pierre Pelouzet, a fortiori les PME. Guy Mamou-Mani, président du Syntec Numérique estime à « une petite centaine » le nombre de sociétés travaillant avec SFR-Numericable.

Des bilans de suivis seront mis en place toutes les deux semaines. Pour le moment aucune négociation individuelle ne semble prévue, probablement car le temps donné à SFR-Numericable pour régler ses factures est évalué à deux ou trois mois. « Mais nous ne sommes pas limités dans le temps » indique Pierre Pelouzet, pas pressé.

La situation est donc en train de se débloquer. Certaines factures commencent à trouver leur paiement comme Sopra Steria, dont les paiements ont été honorés sans remise : « payés dans le cadre de la loi » explique le médiateur, avant de nuancer : « Ce qui ne veut pas dire que pour le futur, SFR ne pourra pas renégocier ». Pierre Pelouzet s’attache aussi à maintenir un capital sympathie stable entre l’opérateur et ses fournisseurs : « il est exclu qu’il y ait des mesures de rétorsion. Nous allons nous en assurer ».