En période de confinement de la population, Facebook se retrouve face au même paradoxe que Twitter

En période de confinement de la population, Facebook se retrouve face au même paradoxe que Twitter

En période de crise sanitaire et de confinement de la population, les internautes utilisent davantage les réseaux sociaux, pour suivre l’actualité, mais également rester en contact avec leurs proches ou se divertir. Une aubaine pour les géants du secteur ? Pas vraiment, à en croire Facebook.

Le géant américain confirme que l’usage de ses services ont augmenté, à l’image des appels voix et vidéo via ses applications Messenger et WhatsApp (dans le cadre de l’épidémie COVID-19, rappelons d’ailleurs que la deuxième application a récemment accueilli un chatbot de l’OMS). “Dans de nombreux pays fortement affectés par le virus, le volume de messages échangés a plus que doublé en un mois”, ont déclaré les vice-présidents Alex Schultz et Jay Parikh dans un communiqué. Et d’ajouter, en citant l’Italie : “le temps passé dans des appels en groupe (avec 3 participants et plus) a bondi de 1 000 % pendant le mois dernier”

Sauf qu’en parallèle, les revenus publicitaires ont diminué dans les pays touchés. “Nous voyons notre activité publicitaire s’affaiblir dans les pays qui prennent des mesures draconiennes pour diminuer la propagation du Covid-19”, indiquent en effet Alex Schultz et Jay Parikh. Facebook voit donc son activité augmenter avec des utilisateurs plus présents et plus actifs, mais n’en tire pas de bénéfice. Un paradoxe qui n’est pas sans rappeler celui vécu par un autre réseau social, à savoir Twitter. Alors qu’il est sous la pression du fonds d’investissement Elliott pour un accroissement du nombre d’utilisateurs et une meilleure monétisation, le site de microblogging a ainsi revu à la baisse ses prévisions financières.

Rappelons que comme d’autres services en ligne, Facebook et Instagram ont opté pour une réduction du débit de leurs vidéos, afin d’éviter de surcharger le réseau en Europe au cours de cette période de confinement.

Source : AFP