Vivendi-Telecom Italia : les français maintiennent le cap et tentent de rassurer les italiens

Vivendi-Telecom Italia : les français maintiennent le cap et tentent de rassurer les italiens

En attendant la décision finale du gouvernement italien, qui a à plusieurs reprises reporté ses réunions sur l’amende pour absence de notification de prise de contrôle, Telecom Italia nomme Amos Gedish (ex-Vivendi) à la tête de l’opérateur italien et rassure l’Italie en confiant la gestion de l’aspect sécurité et défense nationale à Giuseppe Recchi. 

Le gouvernement italien a tranché après avoir reporté plusieurs fois la réunion pour ne pas gêner, a-t-on dit, les discussions sur l’autre dossier chaud entre la France et l’Italie : les chantiers navals. La prise de contrôle de fait de Telecom Italia par Vivendi n’est plus à prouver. Vivendi étant un groupe français, communication de la décision a été faite à l’Autorité des marchés financiers (AMF). Par conséquent le gouvernement italien s’est réuni pour préparer l’annonce de l’amende pour ne pas avoir notifié cette prise de contrôle. Contre toute attente l’amende sera adressée à Telecom Italia et non à Vivendi comme on pouvait le penser précise le quotidien La Repubblica. Ce n’était donc pas à Vivendi de notifier la prise de contrôle mais bien à Telecom Italia. Reste encore une inconnue : comment va être calculer le montant de cette amende qui dans le pire des cas pourrait avoisiner les 300 millions d’euros. 

 
Beaucoup de rebondissements, mais Vivendi tient le cap
 
 
En attendant, de nouveaux changements de tête à la direction de Telecom Italia ont été officialisés hier. Vivendi ne lâche rien en plaçant un de ces pions à la tête du groupe, mais se veut rassurant sur la première inquiétude du gouvernement italien en transférant la responsabilité de tous les actifs de la société ayant trait à la sécurité et la défense nationale dont la filiale Sparkle à un italien.
Amos Genish, ancien PDG de Telefonica Brasil devenu chef de la convergence chez Vivendi avait repris les fonctions de Flavio Cattaneo débarqué en juillet a été nommé administrateur délégué par le conseil d’administration de l’opérateur italien hier. Giuseppe Recchi, lui, conserve son poste de vice-président et se voit chargé de tout l’aspect sécurité et défense nationale au sein de Telecom Italia et de ses filiales Sparkle et Telsy.
 
Enfin, malgré tout ces rebondissements Vivendi maintient le cap sur son objectif de convergence médias/télécom. C’est en effet un peu occulté par le tapage médiatique autour du contrôle de fait par Vivendi mais le conseil d’administration d’hier a également approuvé à la majorité “le principe de la création d’une joint venture avec Canal+” proposé par le groupe Canal pendant l’été. Arnaud de Puyfontaine affirme d’ailleurs à Challenges ”la situation actuelle ne nous fera en rien changer de stratégie […]l’échec n’est pas envisageable”.