Est-ce vraiment l’enfer de travailler chez Free ?

Est-ce vraiment l’enfer de travailler chez Free ?

 
 Ainsi que nous vous l’annoncions depuis plusieurs jours, mardi soir a été diffusé un numéro de Cash Investigation consacré à Lidl et à Free (dont vous pouvez retrouver le résumé ici). Autant le dire tout de suite, le but de l’émission n’était pas de faire un bilan des conditions chez Free, mais de pointer là où il y avait des dysfonctionnements. C’est ce que l’on appelle une enquête à charge, et il n’y a bien sûr aucun problème du moment que c’est spécifié comme tel.
 
Si cash Investigation a montré une version du travail chez Free, pointant la manière dont l’opérateur licencie des salariés, il existe cependant d’autres versions. Et à Univers Freebox, nous sommes particulièrement bien placés pour connaitre la façon dont se passe le travail chez Free, puisque nous nous y rendons plus ou moins régulièrement et avons déjà arpenté de nombreuses fois les plateaux du centre d’appel de Paris. Par ailleurs, de nombreux bénévoles qui sont passés par l’association Univers Freebox ont postulé chez Free et ont été embauchés. Ces derniers nous rapportent donc la façon dont ça se passe chez Free, à l’intérieur. Enfin, au Concept Store Univers Freebox, nous avons une ligne direct avec des techniciens Free (SME), qui sont sur les plateaux de ces centres d’appels, afin qu’ils nous aident au quotidien à résoudre les problèmes des abonnés. Pour certains ce sont presque des collègues et même d’autres sont devenus des amis. 
 
Et ce que l’on a pu voir mardi dans Cash Investigation ne correspond pas à ce que nous connaissons de Free. Certes, dans l’émission il ne s’agit que d’un centre d’appel spécifique, Mobipel, mais au regard de quelques événements que nous avons pu rapporter dans nos colonnes, il semble que tout ne soit pas noir non plus dans ce centre d’appel. Vous pouvez retrouver un autre exemple ici.
 
Mais revenons à ce que nous connaissons. Free est certainement exigeant en termes de travail, mais d’un autre coté, les salariés de ses centres d’appels sont bien payés par rapport au reste du secteur. Ceux que nous connaissons gagnent autour de 2000€ net par mois, suivant les primes (le salaire fixe est à peine supérieur au SMIC, mais il y a de nombreuses primes). Comme nous avons pu le constater, le gros point fort sont les relations entre les salariés, les lieux intérieurs ou extérieurs aménagés pour les pauses (avec cafeteria, baby foot, boissons gratuites, etc.) On peut même trouver un "vrai" trône de fer Game of Thrones pour le meilleur employé du plateau. Malgré la taille de l’entreprise, l’esprit start-up est tout de même un peu préservé. Et comme dans ces start-up, Free laisse la possibilité d’évoluer très rapidement vers des postes supérieurs. Même sans diplôme.
 
 Témoignages de salariés de Centrapel (Free) que nous avions récoltés suite à la même enquête de Politis sur Mobipel
 
Et cette bonne ambiance est aussi du fait des événements et soirées qui ponctuent l’année et qui sont organisées par Angélique Gérard, la directrice de la relation abonné. On peut citer la cérémonie des "best performer" qui récompense les meilleurs salariés de tous les centre d’appels, ou des soirées plus festives tout au long de l’année, où sont conviés tous les salariés. De ce que nous avons pu constater et de retours que nous en avons, Angélique Gérard est une personne exigeante mais très humaine, qui va personnellement chercher des solutions aux salariés qui lui en font la demande. Et contrairement à ce que laisse croire Cash Investigation ce n’est pas une personne froide qui se cacherait en haut de sa tour d’ivoire. Pour preuve, son bureau est totalement en open space, au milieu de ses salariés. Il n’y a pas de porte et tout le monde peut venir échanger avec elle.
 
Notre but n’est pas bien sûr de contredire les témoignages exposés dans Cash Investigation, mais juste de rapporter ce que l’émission n’a pas traité, à savoir les choses qui sont mises en place par Free pour améliorer la qualité de travail de ses salariés. Sans doute que certains d’entre eux ne s’y plaisent pas, comme dans toutes entreprises, mais beaucoup d’autres s’y plaisent. S’il y a des abus lors de certains licenciements, ils doivent bien sûr être punis, mais ce serait un bien mauvais procès que de faire croire que travailler chez Free ne se limite qu’à çà. D’ailleurs parmi les nombreux prix obtenus par l’assistance Free, il y a eu l’année dernière « l’Award du Management Feel Good », qui récompense les entreprises où il fait bon vivre.

 A noter que nous essayerons au cours de l’après midi d’avoir les réactions de Free et des personnes mises en cause dans Cash Investigation.