Salt : l’opérateur suisse de Xavier Niel augmente sa base d’abonnés mais accuse une chute de 8% de ses revenus

Salt : l’opérateur suisse de Xavier Niel augmente sa base d’abonnés mais accuse une chute de 8% de ses revenus

Salt, ex-Orange Suisse racheté il y a deux ans par Xavier Niel, ne rend habituellement pas public ses résultats, qu’il réserve à ses créanciers. C’était sans compter le journal NZZ (Neue Zürcher Zeitung) qui a réussi à se procurer une copie de ses chiffres pour le 1er semestre 2017.

Ainsi par rapport au premier semestre 2016, les revenus de Salt ont diminué de 8%, à environ un demi-milliard de francs suisses (437 millions d’euros). Une baisse qui touche en particulier le segment entreprise avec une perte de 20%, informe la gazette suisse.

Côté recrutement, le nombre de clients ( offres prépayées hors forfaits) est en baisse de 1.5%, Salt comptait ainsi en juin 2017, 1,88 millions de clients mobiles. En revanche, la base d’abonnés mobiles progresse de 3,3% au S1 2017. Le nombre de clients reste donc bloqué en dessous de seuil des 2 millions atteints fin 2015 malgré une progression du nombre des abonnés sur facture.

A noter que l’Ebitda de l’opérateur suisse, comprendre ici l’excédent d’exploitation, est en hausse de 3%, à 213 millions de CHF, soit 186 millions d’euros. L’explication, une serie de mesures drastiques adoptées afin de faire des économies. Le nombre d’employés à temps plein a diminué sur un an d’environ 7%, à 708. 

A noter que le chiffre d’affaires du numéro 3 du mobile en Suisse avait baissé de 10% en 2016, Xavier Niel et la direction s’étaient d’ailleurs attelés à réduire au maximum les coûts afin de maximiser la rentabilité. Ainsi les efforts d’internalisation, soit le coeur de métier de l’opérateur tout comme Free, ajouté une réduction de personnel de 6%, lui avait permis de faire des économies de 50 millions de francs suisses d’après le bras droit de Xavier Niel,Olivier Rosenfield, pour qui l’émission récente de 400 millions de francs suisses de dettes supplémentaires afin de faire remonter un dividende de 500 millions de francs à son actionnaire, n’avait «aucune conséquence sur la capacité de Salt à avancer sur ses investissements». Salt devrait d’ailleurs se lancer "bientôt dans le fixe.