Les mille vies de Xavier Niel, entre investissements et paris sur l’avenir

Les mille vies de Xavier Niel, entre investissements et paris sur l’avenir

Les investissements de Xavier Niel, on ne les compte plus tant ils tendent vers l’infini et au-delà. Dans son édition de septembre, Capital tente malgré tout de rassembler les domaines dans lesquels le pirate des télécoms a misés. Si beaucoup sont connus de tout curieux, d’autres le sont un peu moins.

En vrac… L’école 42 à Paris puis dans la Silicon Valley dans laquelle il a investi 100 millions d’euros sur 10 ans, Station F un projet pharaonique et un mécénat entrepreneurial qui lui a coûté 250 millions d’euros , les télécoms avec l’opérateur Salt (ex-Orange Suisse), une opération à 2,3 milliards d’euros via sa holding personnelle et Monaco Télécom (322 millions d’euros), l’immobilier à tout va, l’hôtellerie et les médias (Le Monde), Xavier a mille vies et ses activités ne s’arrêtent pas là, son business angel Kima Ventures investit dans 3 start-up par semaine avec un ticket moyen de 150 000 euros soit 15 millions d’euros par an, sans oublier l’audiovisuel avec son fond spécifique Mediawan et le rachat de AB Groupe pour 270 millions, première pierre à l’édifice ou le service VOD de séries au format court pour mobile Blackpills, un projet dans lequel il a injecté au moins 5 millions de sa poche. Pourrait-on dès lors affirmer que Xavier Niel rime avec omniprésence ? Presque, cela le rend même amnésique parfois comme le rapporte Capital qui nous apprend que le patron de Free "ignorait avoir misé respectivement 700 000 et 1,3 million d’euros dans «La Colle» et «Loue-moi !», deux comédies à l’affiche cet été. Des producteurs lui choisissent des projets, comme Elisa Soussan, à la tête de MyFamily avec l’humoriste Kev Adams. "Ces derniers ont ainsi pu boucler les budgets d’«Aladin» et d’«Amis publics» (deux succès)", grâce à Xavier Niel. Au delà de son addiction pour l’investissement et les paris sur l’avenir, le mensuel souligne le flair de Xavier Niel qui a été notamment l’un des premiers à investir dans Didi, l’Uber chinois qui est désormais valorisé à plus de 50 milliards de dollars, mais aussi dans AirBnb, ou encore "Square, la société de paiement mobile du fondateur de Twitter, Jack Dorsey, qui pèse près de 10milliards". Finement joué puisque cela lui a permis d’engranger des centaines de millions de plus-values.

Mais que nenni, si ce dernier est aussi au capital de la chaîne de restaurants Big Mamma, sa gourmandise principale et son péché mignon reste Free. A ses dires : «Mon bureau est chez Free, c’est là que je passe mon temps. Station F, l’école 42, les start-up, c’est plus une passion qu’un job». 

 

Retrouvez l’intégralité du dossier sur Xavier Niel dans le numéro de septembre de Capital.