Des députés plaident pour le maintien de France 4

Des députés plaident pour le maintien de France 4

Plusieurs députés et sénateurs militent pour le maintien de la chaîne jeunesse de France Télévision, arguant que les économies souhaitées en coupant le signal de France 4 ne seront que très limitées.

Il faut sauver France 4. Tel est le message dedeux députés, ainsi que de plusieurs acteurs de la vie politique et du monde de l’audiovisuel. La chaîne ayant fait ses preuves durant la crise sanitaire, son sursis accordé l’été dernier devrait être remis en cause, d’après Béatrice Piron, députée des Yvelines. Pour rappel,

Selon un sondage réalisé au cours d’une mission flash de cette députée, 60% des moins de 13 ans regardent encore la télévision en linéaire chaque jour. Cependant, France 4 a vu sa part d’audience reculer l’an passé de 0.4 points pour atteindre 1.2% sur l’année 2020.

Si l’exécutif propose une alternative numérique avec Okoo, les députés expliquent que tous les enfants ne peuvent pas en profiter. Outre des raisons financières, ils mettent en exergue la montée du télétravail : “toutes les familles n’ont pas le très haut débit pour travailler et regarder des vidéos en même temps“. Si la plateforme enregistre un bon démarrage avec près de 400 millions de vues sur les dix premiers mois de l’année, elle n’atteint pas l’audience de France 4.

Pour les parlementaires, la présence de la plateforme sur les décodeurs de certains opérateurs télécoms dont Free n’est pas suffisante pour garantir sa visibilité. Ils craignent notamment le fait que les FAI remplacent ou déplacent l’onglet sur leur interface, au grès des négociations avec les autres plateformes de SVOD.

De plus, les économies liées à l’arrêt de la chaîne sont considérées comme “limitées”. Le service audiovisuel public devant faire des économies et l’arrêt de la chaine rapportant 10 millions d’euros selon les dernières estimations, il n’est pas sûr que cet argument soit entendu.

Mais plus que la maintien de France 4, les députés veulent le maintien d’une chaîne jeunesse publique en linéaire. Sans prendre en compte le canal TNT, puisque ” Lorsqu’on a mené les auditions, on a eu l’impression que plusieurs chaînes poussaient pour libérer le canal 14. Il ne faudrait pas que cela joue dans la décision du gouvernement  ” explique Maxime Minot, député de l’Oise.

Source : Les Echos