Orange développe une nouvelle technologie de rupture qui change la façon dont les données circulent sur les réseaux
Orange et l’institution publique CEA viennent de lancer un laboratoire de recherche dédié à une technologie qui pourrait permettre aux futurs réseaux, notamment à l’ère de la 6G et de l’intelligence artificielle, d’être plus efficaces, moins énergivores et plus intelligents.
Après avoir battu un record mondial à 2 Tb/s sur son réseau optique commercial à Madrid, mais aussi renforcé sa collaboration avec Nokia autour des réseaux radio intelligents (AI-RAN), avec le soutien des infrastructures IA de NVIDIA, Orange confirme son rôle moteur dans la recherche et la standardisation des réseaux du futur qui ont pour vocation de devenir plus résilients, durables et automatisés.
Ce 18 juin, l’opérateur historique français avec CEA ont annoncé à VivaTech la création d’un laboratoire commun baptisé « AI-Native Communications », dédié aux communications sémantiques, une technologie présentée comme une rupture majeure pour les futurs réseaux.
Contrairement aux réseaux actuels, qui cherchent à transmettre chaque bit de manière identique, cette nouvelle approche vise à s’assurer que le sens du message est correctement compris par le récepteur, même si certaines données diffèrent légèrement. L’objectif est de réduire les volumes d’informations échangées sans altérer le contenu utile. Concrètement, cette technologie pourrait permettre de rendre les réseaux plus efficaces et moins énergivores, tout en limitant les besoins en nouvelles infrastructures. Elle est également pensée pour faciliter les futurs échanges entre agents d’intelligence artificielle, appelés à prendre une place croissante dans les réseaux de demain.
À travers ce laboratoire commun, lancé pour cinq ans, Orange et l’institution publique qui joue un rôle clé dans la direction de la recherche technologique et la recherche fondamentale, travailleront sur les communications sémantiques, le développement d’applications associées, la création de représentations communes entre modèles d’IA et la définition des futurs standards du secteur. Les usages nécessitant une transmission parfaitement fidèle des données continueront toutefois d’être pris en compte. S’appuyant notamment sur près de 700 chercheurs et un portefeuille de 11 000 brevets actifs, Orange annonce contribuer par ailleurs directement “à l’élaboration de nouveaux standards technologiques au travers de plusieurs projets de recherche collaboratifs, notamment le projet européen phare SUSTAIN-6G et les projets flagship Hexa-X et Hexa-X-II, l’Alliance NGMN et le Forum Global IOWN”.