5G : selon le patron d’Orange, il y aura un peu de retard, mais rien de dramatique

5G : selon le patron d’Orange, il y aura un peu de retard, mais rien de dramatique

Petit aveu d’échec du côté des opérateurs. Le patron d’Orange confirme qu’il y aura du retard, mais tempère en soulignant qu’il n’y a rien de dramatique.

Le gouvernement l’a martelé à plusieurs reprises : pas question d’être en retard sur le dossier de la 5G. Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad, maison-mère de Free Mobile, soulignait d’ailleurs l’importance de la technologie et de garder la cadence. Il s’agit de “répondre à la forte demande des Français pour une meilleure connectivité” à laquelle la 5G est “une partie de la réponse”, indiquait-il en mai dernier, en marge de la présentation des résultats financiers pour le premier trimestre 2020. 

Sauf que la crise sanitaire liée au Covid-19 est passée par là, décalant ainsi le calendrier initial. Sans oublier les voix s’élevant régulièrement ces derniers temps, dans l’espoir de ralentir le train en marche. Se pose alors naturellement du retard de la France concernant la 5G, dont la portée est plus industrielle que grand public, alors que d’autres pays européens ont d’ores et déjà commencé à déployer la nouvelle technologie. De l’aveu même de Stéphane Richard, interrogé par l’AFP, il y aura bel et bien retard.

“Un peu de retard”, mais “rien de dramatique”

Selon le PDG d’Orange, la France a pris “un peu de retard” sur le dossier de la 5G, dont les enchères pour l’attribution des fréquences sont pour rappel prévues le 29 septembre prochain. Stéphane Richard n’y voit “rien de dramatique”. Le patron de l’Agrume souligne toutefois “qu’il était vraiment temps de le faire”, “que cela aurait été préjudiciable qu’on les reporte encore (NDRL : les enchères)”, raison pour laquelle l’opérateur historique a milité en faveur d’un maintien du dernier calendrier.

Un lancement pour la fin de l’année reste-t-il possible ? Stéphane Richard déclare “faisable” ce coup d’envoi. “Lancer une offre 5G, avec une gamme de terminaux suffisante et un minimum de couverture du pays, c’est faisable avant la fin de l’année”, a-t-il indiqué. La couverture sera cependant moins importante que prévu.

Un débat qu’il ne faut pas ignorer, mais manquant d’objectivité

Concernant le débat autour de la 5G, Stéphane Richard indique ne pas pouvoir l’ignorer. “Il y a un côté, un peu troublant, de voir que c’est un débat plus fort que partout ailleurs alors que dans l’état actuel des connaissances, absolument rien ne vient étayer la thèse selon laquelle la 5G poserait un problème pour la santé”, souligne-t-il toutefois, parlant d’une exception française sur le sujet et d’un débat “plus fort en France que partout ailleurs en Europe”. Rappelons que l’Anses doit fournir, début 2021, un rapport sur les risques sanitaires liés à la 5G. L’agence administrative a d’ailleurs insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas de réponse tranchée.

Plus spécifiquement sur l’aspect écologique, Stéphane Richard affirme le côté moins gourmand de la 5G, jugeant la 5G “infiniment plus efficace” que la 4G sur le plan énergétique et invitant à“un peu d’objectivité” dans le débat. Orange avait d’ailleurs détaillé les leviers mis en oeuvre pour réduire la consommation énergétique.

Source : AFP