Déploiement de la 5G : un collectif réclame des “constats objectifs” et des “études indiscutables” concernant les risques

Déploiement de la 5G : un collectif réclame des “constats objectifs” et des “études indiscutables” concernant les risques

Sans “études indiscutables” concernant les effets de la 5G attendue prochainement en France, un collectif d’experts réclame de freiner son déploiement qu’il estime basé sur des “raisons purement économiques”.

À quelques semaines du lancement des enchères pour l’attribution des fréquences de la 5G, la nouvelle technologie fait débat. Avec des inquiétudes concernant les risques sanitaires, sociétaires et environnementaux, l’idée d’un moratoire se retrouve régulièrement sur la table. Sans compter les théories du complot alimentées par les réseaux sociaux.

Pour Frédéric Bordage, fondateur du collectif d’experts GreenIT.fr, qui milite pour une numérique sobre et responsable, il est “urgent de freiner le déploiement” de la 5G en l’absence d’étude “indiscutables”. Une chose qui s’annonce d’ailleurs compliquée, sachant que l’Anses doit publier une étude sur les risques sanitaires début 2021 et a déjà indiqué qu’il serait “impossible de démontrer l’absence de risques pour la santé”.

Frédéric Bordage pointe aussi du doigt le manque d’informations concernant le nombre d’antennes et le manque de recul concernant l’exposition des usages. Difficile ainsi de se faire une réelle idée de la consommation énergétique découlant du déploiement de la 5G. “Tout le monde est sur des hypothèses mais pas sur la réalité. Donc, on ne sait pas encore exactement comment cela va se passer”, déplore-t-il. Et d’ajouter qu’il faut se “baser sur des constats objectifs”.

Une urgence à baisser la cadence que Frédéric Bordage justifie également par le fait que la 4G suffit amplement pour 99,5 % des usages courants et que la 5G implique le remplacement des terminaux des utilisateurs. “On n’a pas besoin de plus”, a-t-il indiqué à nos confrères de FranceInfo. À ses yeux, le déploiement de la 5G repose sur des “raisons purement économiques”.

Source : FranceInfo