Enchères 5G: Free, Orange, Bouygues et SFR devraient commencer à en découdre le 29 septembre prochain

Enchères 5G: Free, Orange, Bouygues et SFR devraient commencer à en découdre le 29 septembre prochain

Free,Orange, SFR et Bouygues devraient se lancer dans les enchères pour les fréquences 5G le 29 septembre prochain.

Le moment fatidique approche. Les quatre opérateurs en lice pour obtenir des bandes-fréquences pour la nouvelle génération de mobile commenceront leurs enchères à la fin du mois, d’après les Echos.

Les enchères devaient commencer en avril 2020 pour une commercialisation durant l’été mais, Coronavirus oblige, le calendrier a dû être revu. Le gendarme des télécoms avait ensuite annoncé qu’elles se tiendraient entre le 20 et le 30 septembre, et trois sources concordantes de nos confrères affirment que la date est arrêtée au 29, sauf surprise de dernière minute. L’Arcep n’a cependant pas fait de commentaire à ce sujet.

Cette phase d’enchère vise à attribuer le reste du spectre disponible aux opérateurs. En effet, Orange, Bouygues, SFR et Free se sont déjà vu attribués bloc de 50 MHz chacun, pour 350 millions d’euros. Le 29 septembre, c’est au total 11 blocs de 10 MHz qui seront vendus au plus offrant, avec un prix de départ de 70 millions d’euros pour chacun. Chacun de ces blocs se trouve dans la bande fréquences 3.4-3.8 GHz. Une seconde enchère pour déterminer le positionnement des fréquences dans la bande se tiendra en octobre et les autorisations seront délivrées fin octobre, début novembre.

Le but de ce nouveau calendrier est de permettre la commercialisation de la 5G d’ici la fin de l’année. Cependant, l’Arcep a levé une obligation pour les opérateurs, initialement prévue dans le cahier des charges : Orange, Bouygues, Free et SFR ne sont plus tenus de couvrir au moins deux villes avant la fin 2020. Le lancement des offres se fera donc à l’initiative des opérateurs.

Et tous les opérateurs ne sont pas aussi enthousiastes au sujet de cette nouvelle génération de téléphonie mobile. En effet, si Orange et Free l’attendent de pied ferme, ayant signé des partenariats avec Ericsson et Nokia, leurs deux concurrents sont dans une position plus délicate. Bouygues et SFR comptent sur Huawei pour déployer la 5G. Le hic, c’est que l’utilisation de ces équipement est soumis à des autorisations délivrées par le Premier ministre, et que dans le cas de Huawei et dans les zones très denses, ces autorisations sont limitées dans le temps avec une durée maximum de 8 ans. Bouygues Telecom, qui doit déjà retirer 3000 antennes Huawei des zones très denses, a récemment saisi le conseil d’Etat pour s’attaquer au décret de la loi instaurant ces limites. SFR et Bouygues ont également longuement milité pour un report des enchères, avant d’accepter le calendrier de l’Arcep en juin dernier.