En voulant améliorer sa qualité de réception, il perturbait le fonctionement du réseau mobile d’un opérateur

En voulant améliorer sa qualité de réception, il perturbait le fonctionement du réseau mobile d’un opérateur

Lors d’une enquête dans une affaire de brouillage de réseau mobile, l’ANFR a découvert une énième personne voulant en fait améliorer sa réception réseau.

L’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) envoie régulièrement ses agents sur le terrain pour enquêter sur des brouillages affectant le fonctionnement des réseaux mobiles ou celui sur des systèmes de géolocalisation. Durant ses investigations, elle a ainsi pu constater les perturbations causées par un écran géant et une box Internet défectueuse. Parfois, il lui suffit d’agiter le bâton de gendarme des ondes pour un rapide retour à la normale.

Une enquête rapportée plus récemment nous amène à Eauze, une commune du département du Gers. Un brouillage affectait le fonctionnement de la voix et des services Internet sur le réseau 3G d’un opérateur dans la bande de fréquences 900 MHz. Sur place, l’agent de l’ANFR a rapidement localisé le coupable et mis fin au brouillage. Il s’agissait en fait d’un répéteur de téléphonie mobile utilisé sans autorisation dans le local d’une entreprise. Ce type d’appareil permet de renforcer le signal réseau et s’utilise dans la plupart des cas pour améliorer la réception à l’intérieur d’un bâtiment. Contacté par téléphone, le géant a admis les faits et éteint l’appareil dans la foulée, permettant ainsi un retour à la normale, comme l’a confirmé l’opérateur.

L’ANFR souligne qu’il dépêche ses agents pour près de 150 brouillages de ce type chaque année. Le gendarme des ondes rappelle qu”’il est interdit d’installer et d’utiliser des répéteurs ou amplificateurs de services de téléphonie mobile GSM, UMTS et/ou LTE de sa propre initiative, à moins que les opérateurs concernés aient donné leur accord”. Et de préciser : “utiliser un répéteur ou un amplificateur sans l’autorisation préalable des opérateurs, c’est utiliser de manière illégale leurs fréquences”. Les contrevenants encourent jusqu’à 6 mois de prison et 30 000 euros d’amende.

L’ANFR liste enfin quelques solutions pour le grand public et les entreprises, parmi lesquelles les services de voix et de message sur le Wi-Fi, le femtocell et le système d’antennes distribuées. Elle invite également à contacter l’opérateur pour trouver une solution.