Streaming : le confinement profite aux offres légales et non au piratage

Streaming : le confinement profite aux offres légales et non au piratage

Alors que les Français recherchent de plus en plus de divertissement, ils ne se tournent pas pour autant vers les alternatives illégales, d’après une étude IFOP.

Le confinement aurait pu être l’occasion pour les Français de se tourner vers les plateformes illégales de streaming ou de torrent, cependant il n’en est rien. Hadopi indique que la consommation illicite de contenu à baissé en 2020 depuis le confinement, certains pirates ont même annoncé avoir augmenté leurs pratiques légales.

La consommation VOD en hausse depuis le confinement

Dans une étude IFOP initiée par l’Hadopi ayant interrogé un échantillon représentatif de la population de l’Hexagone durant la période du 26 au 27 mars 2020, on constate que 46% des internautes français déclarent accéder à un abonnement payant de vidéo à la demande pendant le confinement. A titre de comparaison, en 2019, le pourcentage était de 36%.

Et côté streaming illégal, on note que sur le panel interrogé par Hadopi n’est composé que de 21% d’utilisateurs de streaming illicite (de manière régulière ou occasionnelle), contre 26% l’année dernière.

Ainsi, après une semaine de confinement, l’Hadopi a pu déterminer plusieurs points d’évolutions concernant la consommation de biens culturels en France. La consommation licite a le vent en poupe, 63% des internautes déclarent ces biens dématérialisés de manière exclusivement licite contre 56% en 2019. La consommation illégale est quant à elle en baisse, et un quart des habitués du piratage déclarent avoir augmenté leurs pratiques légales depuis le début du confinement.

A noter également que les programmes et offres habituellement payantes ayant été mis à disposition durant la période ont été remarqués par les Français. 78% des interrogés ont déclaré en avoir entendu parler et 30% affirment en avoir profité. Des déclarations qui font écho à la hausse d’abonnements de la VOD observée par les opérateurs, notamment chez Netflix dont le nombre de souscriptions a explosé au début de la période de confinement. Notons également que l’étude a été réalisée avant le lancement de Disney+ en France, qui doit également peser dans la balance.