Free Mobile : bien décidée à se faire entendre, une commune campe sur ses positions

Free Mobile : bien décidée à se faire entendre, une commune campe sur ses positions

Malgré une seconde demande, c’est toujours non pour le projet de Free, au moins en l’état. Une municipalité veut pousser les opérateurs à mutualiser leurs infrastructures de téléphonie mobile.

Déjà sollicitée en juin 2021 par Free, la commune de Saint-Samson-sur-Rance, dans le département des Côtes-d’Armor, a reçu en ce mois de janvier 2022 une nouvelle demande d’implantation d’une antenne-relais 5G.

La fois précédente, la proposition d’une parcelle communale, en zone protégée, avait permis de faire annuler le projet. Cette fois, le telco a porté son dévolu sur un terrain privé, pour y installer un pylône d’une hauteur de 38 mètres. La municipalité s’oppose une nouvelle fois au projet de l’opérateur de Xavier Niel : “nous réaffirmons notre opposition systématique à tout projet d’installation d’antenne relais trop proche des habitations”.

La municipalité indique avoir pris contact avec Taden, une commune voisine à quelques kilomètres, afin de “travailler avec elle sur ce sujet”. Nicole Lemue, première adjointe de Saint-Samson-sur-Rance, explique en effet que “le même type de demande a été fait par plusieurs opérateurs, à Taden, en limite de la commune”. La municipalité entend donc mettre les opérateurs d’accord pour une mutualisation des équipements et ainsi limiter l’atteinte d’ordre esthétique. “Nous nous opposerons également à tout projet non mutualisé, car il est impensable de voir nos communes défigurées par plusieurs antennes, proches de quelques centaines de mètres les unes des autres”, explique en effet la commune de 1 600 âmes.

“Lorsque ceux-ci envisagent d’établir un pylône, ils doivent privilégier toute solution de partage avec un pylône existant, veiller à ce que l’accueil ultérieur d’opérateurs soit rendu possible ou encore répondre aux demandes raisonnables de partage de ces pylônes émanant d’autres opérateurs, sous réserve de la faisabilité technique de cette mutualisation”, indique-t-elle, estimant sa position “cohérente avec les dispositions du Code des postes et des communications électroniques”, lequel prévoit “que la mutualisation des équipements passifs de radiotéléphonie mobile constitue une obligation incombant aux opérateurs”.

Source : Ouest France