Retour à trois opérateurs : Xavier Niel, Patrick Drahi et Martin Bouygues “ont les clefs” selon le PDG d’Orange

Retour à trois opérateurs : Xavier Niel, Patrick Drahi et Martin Bouygues “ont les clefs” selon le PDG d’Orange
 
S’il n’y a pas de problème de viabilité à quatre acteurs selon Bouygues Telecom, Orange n’est pas du même avis.
 
Qui rachètera qui ? C’est la question que tout le monde se pose. Free a assuré en septembre dernier qu’il ne sera pas le déclencheur, SFR persiste et signe, l’opérateur n’est pas vendeur, Bouygues Telecom se verrait bien quant à lui continuer à quatre mais reste ouvert à une opportunité alors qu’Orange ne cesse de le répéter, l’agrume ne jouera aucun rôle si ce n’est de faciliter une consolidation qu’il considère inévitable. Dans un entretien accordé au Parisien ce week-end, Stéphane Richard n’a pas caché ses certitudes eu égard à un retour à trois : "aucune théorie économique ne peut justifier la coexistence de quatre opérateurs dans un pays de la taille de la France. Bouygues, puis SFR et aujourd’hui Free, il y en a toujours un qui souffre : baisse des revenus, chute du cours en bourse… Je pense qu’il en faut trois, car la révolution digitale nécessite des investissements énormes."
 
Alors qui sera la proie de qui ? Pour le PDG, "c’est un jeu avec un animal particulier :Orange". D’un côté, l’opérateur historique est "très présent à l’international", il est détenu par l’Etat à 23%. En face, on retrouve trois opérateurs dont "le gros de leur activité est en France". Autant d’opérateurs dirigés par des magnats, "qui ont un égo à la mesure de ce qu’ils ont fait : Martin Bouygues, Patrick Drahi et Xavier Niel. Ces trois individus ont les clés", souligne Stéphane Richard dans les lignes du quotidien. A ses yeux, il faut que l’un rachète l’autre. Pour l’heure tous semblent acheteurs mais personne n’est vendeur. Réponse en 2019. Pour le moment, le processus de réattribution des fréquences mobiles ne permet pas de discussions entre les opérateurs, à quelque titre que ce soit. Celui-ci devrait prendre fin courant décembre.
 
 
Source : Le Parisien Eco (version papier)