Fibre optique : Xavier Niel détaille la stratégie de Free en zones rurales

Fibre optique : Xavier Niel détaille la stratégie de Free en zones rurales

Rendre ses offres fibre disponibles sur l’ensemble du territoire et en particulier dans les territoires ruraux, c’est l’objectif de Free, tout comme celui des autres opérateurs dans le cadre du Plan THD. Après avoir signé des contrats-cadre avec les principaux opérateurs d’infrastructure tels qu’Axione, Covage, Altitude ou encore Orange sur le RIP de la Mayenne, l’opérateur de Xavier Niel s’affaire à présent à trouver des régions, départements et partenaires pour partager le déploiement mais pas à n’importe quelle condition.

Présent hier à la Roche sur Yon pour signer l’arrivée de Free sur le réseau FTTH du RIP de Vendée Numérique, Xavier Niel en a profité pour revenir sur la stratégie de l’opérateur dans les territoires ruraux. Dans les lignes de Ouest France, le trublion a rappelé l’importance du co-financement et co-déploiement pour Free et ce de manière réfléchie, sans trébucher dans des modèles purement financiers. "L’intérêt en Vendée, c’est l’intelligence d’un Département qui déploie un réseau afin que les opérateurs l’utilisent. On ne la retrouve pas dans beaucoup de régions. Le Département nous invite à utiliser le réseau, en amorçant le déploiement. On veut co-investir avec lui. C’est la deuxième fois, en France, que nous avons ce type de discussions saines pour les dépenses publiques" , a déclaré Xavier Niel avant d’ajouter que même si Orange (déployeur) et Free sont les premiers arrivés, le réseau est ouvert à tous les opérateurs car "si nous sommes monopolistiques, j’ai peur que, malgré tout le bien que vous pensez de Free, on finisse par augmenter les prix", a t-il subtilement glissé. 

En somme, que ce soit en Mayenne où Orange et Free co-déploient au travers d’un accord inédit ou plus récemment en Auvergne, la volonté première de l’opérateur de Xavier Niel est de "trouver des collectivités, des Régions, des Départements, des organismes, des sociétés intelligentes qui acceptent de partager le déploiement", résume l’intéressé. A ses yeux, mieux vaut donc être "investisseur et pas seulement locataire" surtout quand il s’agit de déployer un réseau pour des dizaines d’années.

Autre constat et c’est aujourd’hui incontestable, l’idylle avec Orange continue. En novembre dernier, le fondateur de Free avait déjà affiché sa volonté de rapprochement avec l’opérateur historique sur le déploiement de la fibre dans les zones rurales : « On a trouvé avec Orange quelque chose qui nous plaît, c’est d’avoir en face de nous non pas un partenaire financier mais un partenaire industriel qui est là pour longtemps… donc on sait que quand Orange fait des réseaux , il fait des réseaux de qualité et qu’il sait respecter sa parole de manière durable, il n’est pas là pour faire un coup financier ».