Polémique antenne Free Mobile : un député en appelle au ministre de l’Économie pour contrer l’opérateur

Polémique antenne Free Mobile : un député en appelle au ministre de l’Économie pour contrer l’opérateur

Le feuilleton dure depuis près d’un an et la contestation de l’installation de l’antenne Free Mobile ne faiblit pas, bien au contraire elle prend une autre dimension.

A l’heure où le gouvernement souhaite engager au cours des trois prochaines années la couverture d’autant de zones que l’ensemble des programmes gouvernementaux depuis quinze ans, à Noisy-le-Roi dans les Yvelines Free Mobile est au point mort depuis un an.

Une contestation au long cours

En juillet dernier alors que la municipalité a voté l’autorisation d’un contrat de 12 ans avec Free quelques semaines auparavant, la mobilisation contre l’implantation s’organise autour d’une pétition qui dénonce la pollution visuelle du pylône de 34m ainsi que la potentielle dangerosité des ondes. En décembre un expert en télécommunications mandaté par les contestataires conclut que "ce pylône, malgré son emplacement et malgré sa hauteur hors norme, n’assurerait pas une couverture correcte, notamment en centre-ville." Enfin, en février dernier, le maire de la commune a directement adressé un courrier à la direction de Free pour tenter de les convaincre de changer le lieu d’implantation.

Trois pas en avant, deux en arrière

Nouvel épisode du feuilleton, M. Michel Vialay, député LR des Yvelines interpelle le ministre de l’Économie dans une question au gouvernement. Ce "cas est révélateur des insuffisances qui président à l’identification, à la pré-sélection puis au choix et à la présentation aux collectivités locales des emplacements visés par les opérateurs" pour le député. 

Ainsi il demande au gouvernement d’ajouter aux dispositions du projet de loi ELAN qui contient des mesures permettant de lever certaines barrières réglementaires et ainsi d’accélérer le déploiement des infrastructures afin d’améliorer la couverture mobile comme promis par le gouvernement, de nouvelles contraintes supplémentaires pour les opérateurs : 

"les opérateurs doivent se voir imposer la présentation annuelle aux collectivités territoriales de leurs simulations de l’évolution des usages sur le territoire, mettant en évidence les zones d’infrastructure pour lesquelles un problème de capacité pourrait se poser à un horizon de 5 à 7 ans. Lors de la proposition d’une opération d’extension en un endroit donné, les opérateurs doivent se voir imposer la présentation aux collectivités territoriales d’un schéma de couverture de niveau territoire multi-sites et pas des dossiers du seul site concerné par le projet. Dans l’objectif de minimiser les impacts des déploiements, il doit être imposé aux opérateurs une politique préférentielle de convergence de leurs topologies d’infrastructures sur des emplacements communs."