Pour Maxime Lombardini,  cela fait trois ans que Free «prend des abonnés de façon massive… à SFR »

Pour Maxime Lombardini,  cela fait trois ans que Free «prend des abonnés de façon massive… à SFR »

Quand certains sourient, d’autres font grise mine.

Une kyrielle de médias n’a pas manqué d’y voir un lien de cause à effet, si Free et Bouygues Telecom peuvent se féliciter d’un bon recrutement sur le fixe et notamment sur le mobile au troisième trimestre avec respectivement 250 000 et 110 000 nouveaux abonnés post-payés et hors MtoM engrangés, ceux-ci profitent des déboires de leur rival SFR qui vacille actuellement. De bonnes performances à mettre en exergue mais pas de quoi s’appesantir outre mesure sur la situation de la filiale d’Altice pour les deux opérateurs. Interrogé par l’AFP, Maxime Lombardini a toutefois réagi en déclarant qu’il n’y a « rien de nouveau sous le soleil, ça doit faire trois ans qu’on prend des abonnés de façon massive, nous et nos concurrents, à SFR », avant d’ajouter que «sur le fixe, il y a un acteur qui est en difficulté avec une stratégie qui ne s’exécute pas comme prévu ». Enfin et alors que le naufrage d’Altice en Bourse n’a pas encore relancé les spéculations autour d’une consolidation du secteur des télécoms, le directeur général d’Iliad assure ne voir "aucun signe qui aille dans cette direction" puisque "aujourd’hui, les quatre acteurs ont des situations financières qui leur permettent un développement autonome", soit le même son de cloche que Bouygues Telecom et Sébastien Soriano, le président de l’Arcep.

De son côté Patrick Drahi récemment revenu aux commandes d’Altice après une réorganisation de la direction, n’a pas manqué de faire son mea-culpa sur certains points cette semaine, admettant notamment « ne pas être parvenu » à une stabilisation des revenus de SFR cette année qui a gagné en comparaison seulement 16 000 abonnés sur le mobile et en a perdu 75000 sur le fixe. Le problème à ses yeux provient non pas de la concurrence mais du management et d’une mauvaise gestion de la vente de contenus. Malgré ce constat, Patrick Drahi ne compte pas pour autant changer radicalement sa stratégie s’agissant de l’opérateur au carré rouge. Les priorités du groupe à l’avenir seront de « se concentrer sur la satisfaction des clients » et de « faire baisser la dette en Europe », a annoncé le milliardaire tout en ajoutant qu’il n’y aura pas « d’opération de fusion ou d’acquisition à court terme.» 

 

Source : AFP