Rien ne va plus entre Altice et le cinéma

Rien ne va plus entre Altice et le cinéma

La société civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs répond aux propos de Michel Combes, DG du groupe Altice. Il refuse de signer un accord de financement avec la filière cinéma. L’ARP lui rappelle son importance.

Michel Combes s’était exprimé lors du lancement de la chaîne Altice Studio sur la totale obsolescence de la contractualisation des investissements dans le cinéma français. Il préfère un financement “par un engagement majeur des plateformes de distribution” qui ne repose sur aucune forme de contrat. Il refuse de prendre part à un système reposant sur cette “théorie bizarre” que l’investissement devrait être contractualisé en expliquant que le contrat était la conséquence d’un monopole qui, aujourd’hui n’existe plus.

Les membres du conseil d’administration de l’ARP, dont Claude Lelouch est Président d’Honneur ont répondu à Michel Combes en lui faisant remarquer que “Cette « théorie bizarre », à laquelle fait référence le Directeur général d’Altice, a hissé le cinéma français aux premières places mondiales, alors que des cinématographies européennes jadis florissantes ont malheureusement des difficultés à survivre.”

Les auteurs, réalisateurs et producteurs membres de l’ARP sont "néanmoins conscients des nécessaires modernisations de notre système, espèrent qu’Altice saura s’y intégrer pleinement, sans mettre à terre la richesse de notre cinématographie, sa diversité et son indépendance."

Les temps sont durs pour les créateurs qui sont déjà en conflit avec Vivendi qui refuse de payer les droits d’auteur et dont le traitement de la première vague d’assignations en référés débutera le 14 septembre.