Bras de fer entre TF1 et les opérateurs : Free ne paiera pas non plus

Bras de fer entre TF1 et les opérateurs : Free ne paiera pas non plus

Alors que le groupe TF1 menace de couper le signal de TF1, TMC, NT1, HD1 et LCI d’abord sur les interfaces Web (Orange, Canal, SFR et Free) servant à regarder ses chaînes, dès le 30 avril et ensuite sur les box, les telcos font front et réagissent les uns après les autres. 

Si Stéphane Richard s’est agacé de cet ultimatum, exigeant une contrepartie à la hauteur de la demande de TF1 tout en rappelant que « Orange, c’est 25% de l’audience cumulée de TF1 en France », du coté de Free et d’après Le Journal du Dimanche, même son de cloche puisque l’opérateur de Xavier Niel, souligne que le groupe TF1 occupe gratuitement les fréquences TNT mais qu’en revanche les FAI ont déboursé 3 milliards d’euros pour ces mêmes fréquences : « La contrepartie c’est que les chaînes doivent être accessibles à tous les Français, insiste-t-on. Par ailleurs, 55% des foyers reçoivent la télévision par autre chose que la TNT. Si TF1 veut passer vite sous les 10% de part de marché… ». 

Tout aussi concerné, Michel Paulin, PDG de SFR a quant à lui estimé que « si la reprise du signal de TF1 devenait payante, les chaînes devraient s’acquitter entre autres de leur transport, aujourd’hui prise en charge par les télécoms, comme elles le font déjà pour la TNT et le satellite.» Ne reste plus qu’à attendre la position de Bouygues Telecom, filiale du groupe Bouygues au même titre que TF1, qui a également reçu une lettre recommandée.

Pour rappel, TF1 compte ainsi ponctionner 100 millions d’euros aux opérateurs, contre environ 10 millions actuellement et estime d’après les Echos « qu’il serait juste que les « telcos » rémunèrent davantage la création française par ce biais. Et que la rémunération du signal des chaînes comme TF1 se pratique dans plusieurs pays européens comme l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, le Portugal et la Pologne. » Aux yeux de la chaîne, les 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé des quatre opérateurs devraient leur permettre aisément de rémunérer les contenus de la Une « à sa juste valeur. »