Pour Sébastien Soriano, l’Arcep n’est pas en situation de réguler Google

Pour Sébastien Soriano, l’Arcep n’est pas en situation de réguler Google


Invité ce matin de l’Eco de Franceinfo, le président de l’Arcep, Sébastien Soriano a répondu à une question plutôt frontale d’un journaliste du Huffington Post, à savoir que peut faire le régulateur contre « des géants comme Google, tellement riches qu’ils peuvent se payer les meilleurs carnets d’adresses pour représenter leur cause ? »

 

Cette interrogation fait notamment suite à une polémique autour de l’annonce du départ de Benoît Loutrel, directeur général du régulateur pour les affaires publiques de Google France. Aux yeux de Sébastien Soriano, c’est à la commission de déontologie de faire son travail. Néanmoins s’agissant des potentiels moyens d’action de l’Arcep face au géant américain, le président de l’Autorité n’en voit actuellement aucun : « Aujourd’hui, nous ne pouvons rien faire puisque c’est le Parlement européen et français qui décident de la régulation, nous (Arcep) sommes là pour l’appliquer. Aujourd’hui il y a plusieurs parlementaires qui ont proposé des régulations, certains ont d’ailleurs proposé que ce soit l’Arcep qui le fasse en se disant puisque cette dernière a régulé les opérateurs télécoms, alors pourquoi pas réguler Google mais toutes ces propositions ont été rejetées donc nous ne sommes pas en situation de le faire mais cela ne nous interdit pas de réfléchir, de faire de la prospective. » Avant d’ajouter tel Mao Zedong « qu’un petit nombre d’hommes déterminés peut changer le cours des choses. »

Au sujet du départ de Benoît Loutrel du gendarme des télécoms pour aller faire du lobbying chez Google France, Sébastien Soriano use de sa rhétorique et conclut : « Il est évident que si le Parlement avait voté que l’Arcep régule Google, ce mouvement n’aurait pas été possible.»