Communication autour des débits Internet : un arrêté à paraître qui inquiète Free

Communication autour des débits Internet : un arrêté à paraître qui inquiète Free

 Après le litige Free-ARCEP, les sur-communications autour de débits "inatteignables", qu’elles concernent le mobile ou le fixe, le gouvernement souhaite mettre un coup d’arrêt à ces offres trompeuses que l’AVICCA dénonce depuis quelques mois.

 
D’après Le Parisien, Benoit Hamon serait monté au créneau vendredi soir pour rappeler à l’ordre les opérateurs sous la forme d’un courrier d’avertissement très musclé. Ce dernier leur a également annoncé que d’ici quelques mois, ils devront revoir complètement leur copie en terme de communication. Le ministre de la Consommation promet des arrêtés qui viendront encadrer les publicités autour des débits internet.
 
Orange, SFR, Bouygues et Free sont d’ores et déjà associés aux discussions autour de la proposition d’arrêté à paraître.
 
Dans les colonnes du Parisien, Maxime Lombardini, directeur général de la maison mère de Free, a exprimé ses inquiétudes sur l’ébauche d’un texte qui ne concernerait que l’ADSL et la VDSL2 :
 
"Ce ne doit pas être un arrêté anti-Free. […] Il ne faudrait pas brider cette technologie( NDLR : le VDSL2) où Free est en pointe avec des box immédiatement compatibles." L’opérateur craint une pression de SFR, Orange et Bouygues, pour un texte taillé sur mesure destiné à brider la communication de Free sur ses points forts.
 
Après avoir dénoncé un rappel à l’ordre de l’ARCEP sur ses débits VDSL2 et fibre à 1Gbits, Free s’était demandé pourquoi, la 4G, dont les débits sont également loin de l’expérience utilisateur, n’était pas soumis à la même constatation. La encore, l’opérateur se demande également pourquoi le câble et la fibre ne sont pas concernés par le texte : "c’est comme si on limitait la vitesse des voitures allemandes et pas celles des voitures françaises ou italiennes. Les règles doivent être les mêmes pour tout le monde"
 
Le directeur général d’Iliad reconnaît néanmoins que le futur arrêté pourrait assurer "une meilleure transparence et une volonté de mieux informer le consommateur."