Qui va craquer et signer avec Free Mobile ?

Si demain Free Mobile sera fixé sur son sort, ce ne sera que le début de son histoire. Et le parcours risque d’être semé d’embûches. La première des difficultés sera de trouver un accord de roaming avec un des 3 opérateurs existants. En effet, dès que Free aura couvert 25% de la population avec son propre réseau, il devra signer avec un de ses concurrents afin d’utiliser son réseau sur le reste du territoire. C’est à ce sujet que s’intéresse ce matin un article de l’agence Reuters :

Orange et SFR seraient les plus intéressés, estiment des analystes, citant la volonté de ces deux opérateurs d’augmenter leur chiffre d’affaires dans la vente de gros, Bouygues s’étant pour l’instant plutôt tenu à l’écart d’accords avec des opérateurs mobiles sans réseau (MVNO).

L’opération, ajoutent-ils, aurait toutefois plus de sens pour Bouygues Telecom, puisque le plus petit des trois concurrents a le plus de capacité libre sur son réseau et que le risque de cannibalisation de sa base clients est, en théorie, moins important du fait de sa taille plus réduite.

"L’enjeu est de voir la réaction des trois opérateurs. Qui va craquer et signer ?", résume un analyste.

"L’accord pourrait être très profitable", estime quant à lui Michael Kovacy, chez Daiwa Securities, d’autres experts soulignant que le contrat servirait également de couverture contre la perte de clients qui partiraient chez Iliad.

Les conditions du contrat détermineront à quel point le fournisseur d’accès à Internet, dont le PDG Xavier Niel a affirmé à plusieurs reprises vouloir "diviser par deux" la facture de téléphonie mobile d’un foyer français moyen, pourra casser les prix.

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