Xavier Niel: Un grand patron qui est d’abord resté geek

Xavier Niel: Un grand patron qui est d’abord resté geek

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« Vous voyez cette bouteille d’eau ? Nous en consommons 3000 par jours. Eh bien on a trouvé encore moins cher que la Cristalline que nous buvions avant : Ça fait des sacrées économies ! » Xavier Niel assume son coté Picsou. Il a beau appartenir aux 15 premières fortunes françaises il se bat pour quelques centimes. Compréhensible lorsqu’on sait qu’il détient 66% d’Iliad, la maison mère. Et que son succès s’explique par des marges réduites « Prenez la téléphonie : aujourd’hui les opérateurs réalisent 97% de marge brute sur un SMS ! Nous allons faire beaucoup moins. » Pour traquer les coûts Free fabrique tout lui-même et sous traite un minimum.

Free a bâti son succès en jouant à fond l’image de David contre Goliath. Pour se démarquer de ses rivaux, Niel a misé sur son coté provocateur. Pas besoin de le pousser, ça vient tout seul au fil de la conversation. Les clients ? Goguenard, il ne peux s’empêcher de trouver « bêtes » ceux qui ne sont pas encore chez lui. L’iPhone ? Un échec ! « Qui peut se payer ça ? Une innovation ne vaut que si elle est partagée par tous… »