Face à Free Mobile, trois collectifs de riverains tentent d’interpeller l’Etat

Face à Free Mobile, trois collectifs de riverains tentent d’interpeller l’Etat

Vent debout face à l’implantation d’une antenne Free Mobile, plusieurs collectifs souhaitent attirer l’attention via une pétition de Cedric O, secrétaire d’Etat au numérique et Barbara Pompili, ministre de la transition écologique.

Privé de recours en justice, trois collectifs jouent leur dernière carte afin d’empêcher l’implantation d’une antenne Free Mobile de 36 mètres soit l’équivalent d’un immeuble de 12 étages à Saurat, une commune de 637 habitants en Occitanie. Le pylône doit être érigé “à 140m des premières maisons au cœur de hameaux de montagne, dans un site remarquable à l’aplomb du rocher du Carlong, en plein cœur du PNR Des Pyrénées Ariégeoises, en Znieff”, apprend-on dans une pétition lancée en ligne.

Dans celle-ci, les collectifs tentent d’interpeller Cedric O, secrétaire d’Etat au numérique, Barbara Pompili, ministre de la transition écologique et solidaire, mais aussi la préfète de l’Ariège, Sylvie Feucher.

Attaquée récemment pour la seconde fois en référé par Free contre son arrêté d’opposition, la Ville a finalement été condamnée à payer 1 500 euros d’amende, révèle La Dépêche du Midi. Le juge administratif de Toulouse dans son ordonnance rendue le 1 er février a considéré que “les riverains et les associations locales ne sont pas fondés à agir, il nous refuse donc le droit de nous défendre par voie de justice”, explique la pétition.

Selon les opposants, il n’est tout simplement pas admissible que Free puisse implanter une telle installation à Saurat, laquelle n’est pourtant pas située en zone blanche, « la commune s’oppose au projet à cet endroit-là, la communauté de communes se positionne de la même façon. Le PNR préconise lui la mutualisation avec les autres opérateurs sur le site de Montoulieu. Il est choquant de malmener à ce point ces représentants de la démocratie, tout en demandant leur autorisation sur l’urbanisme. Ne sont-ils donc qu’une chambre d’enregistrement ? » s’indigne enfin l’un des collectifs. Une bouteille à la mer…

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