Réserves face à la 5G près des aéroports : la Direction générale de l’aviation civile répond aux opérateurs, rien d’anormal

Réserves face à la 5G près des aéroports : la Direction générale de l’aviation civile répond aux opérateurs, rien d’anormal

Les opérateurs pestent face au véto présenté par la Direction générale de l’aviation civile concernant les antennes 5G amenées à être activées près des aéroports. Pour sa part, la DGAC y voit une “procédure normale”, mais en aucun cas un “blocage”.

Même si ça ne plait pas à tout le monde, la Direction générale de l’aviation civile reste droite dans ses bottes. Elle estime être dans son rôle. “Nous sommes dans le cadre d’une procédure normale qui vise à s’assurer de la cohabitation en toute sécurité de tous les usages au sein des bandes de fréquence et donc précisément à éviter tout risque”, a en effet indiqué l’autorité administrative. Et d’insister sur le fait qu’“il n’y a pas de blocage”.

Cédric O, se veut confiant concernant la suite. “Je ne doute pas que le problème se règle assez vite”, a indiqué le Secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques. Selon lui, la situation “montre que le processus français de principe de précaution fonctionne extrêmement bien” et que le maximum est fait pour protéger les populations. Il note d’ailleurs que “pas un seul pays européen n’a posé des réserves sur ces questions d’aéroports”.

Colère chez les opérateurs, sérénité chez le gendarme des ondes

Dernièrement, la DGAC avait émis des réserves concernant le déploiement des antennes 5G près des aéroports, craignant en effet des perturbations avec les appareils et menant ainsi des “analyses techniques complémentaires”. Elle pointait du doigt un “risque majeur”

De quoi provoquer la colère du côté des opérateurs ayant dépensé près de 3 milliards d’euros pour l’acquisition des fréquences, menant campagne pour répondre aux interrogations et disant découvrir tardivement ce véto. Dans un courrier envoyé à Cédric O, SFR a menacé de ne pas verser les 118 millions d’euros dus à l’État (premier paiement pour les fréquences), tant que les réserves de la DGAC “n’auront pas été levées “. Bouygues Telecom a quant à lui demandé une indemnisation “à proportion de ces nouvelles contraintes”.

L’ANFR s’était voulue rassurante. Par la voix de son président, le gendarme des ondes l’a affirmé : “Il n’y aura pas de zones d’exclusion durables. Les aéroports français ont la 2G, la 3G et la 4G. Ils auront aussi la 5G”. Selon Gilles Brégant, “au final, il y aura un retard de quelques semaines, voire de quelques mois, sur un nombre limité d’antennes à proximité des aéroports”. Même son de cloche de côté du gouvernement : “Toutes les précautions sont prises et le lien avec les opérateurs est permanent. En Allemagne, tout se passe bien, il n’y a pas de raison que cela soit différent en France”.

Source : AFP