Ce ne serait plus qu’une question de semaines.
Après des semaines de discussions encore floues, le dossier SFR franchit un cap. Selon les dernières informations de L’Informé, le consortium composé d’Orange, Bouygues Telecom et Free serait en train de finaliser une nouvelle offre de rachat, plus élevée que celle formulée en octobre dernier. Une décision pourrait intervenir d’ici quelques semaines.
Fin mars, Thomas Reynaud, numéro 2 de la maison mère de Free évoquait déjà une négociation comparable aux “derniers kilomètres d’un marathon, qui sont les plus difficiles” et d’ajouter “être sur le point d’entrer dans les arrêts de jeu”. Depuis, les discussions ont nettement avancé, un point de blocage majeur aurait même été levé sur les modalités de reprise de SFR. Longtemps opposés sur une vente en bloc ou à la découpe, les acteurs seraient désormais parvenus à un compromis acceptable pour Patrick Drahi. Derrière ce potentiel accord se cache un enjeu important, à savoir la gestion du passif de SFR entre redressements fiscaux dépassant le milliard d’euros, litiges en cours et risques juridiques, Orange, Free et Bouygues cherchaient à éviter toute mauvaise surprise. Des avancées auraient été réalisées ces derniers mois pour sécuriser ces points sensibles.
Reste désormais la question du prix, en a attesté récemment le directeur général du groupe Bouygues, Olivier Roussat : “nous comptons nos gommes et nos crayons pour voir ce que l’on est capable de faire en terme d’offres”. L’offre initiale, autour de 17 milliards d’euros, avait été jugée insuffisante. Patrick Drahi viserait un seuil proche de 23,6 milliards d’euros pour faciliter l’opération. Le nouveau projet en préparation pourrait ainsi porter sur un périmètre plus large, signe que les négociations entrent dans leur phase décisive. Car le calendrier semble jouer également un rôle, puisque Orange finalise en parallèle sa prise de contrôle sur MasOrange en Espagne. Cela va mécaniquement réduire le poids de la France dans ses revenus européens, ce qui pourrait faire basculer le dossier SFR sous compétence de la Commission européenne plutôt que de l’Autorité de la concurrence française, complexifiant encore l’équation même si de nouvelles lignes directrices à Bruxelles pourraient profiter à Bouygues Telecom, Free et Orange
Malgré ces avancées, l’issue reste incertaine. En cas d’échec, une vente à la découpe ou l’arrivée d’acteurs étrangers comme KKR ou Etisalat restent envisagées. Mais une chose est désormais claire : fragilisé par une dette de 16 milliards d’euros et des performances en recul, SFR ne pourra pas rester durablement dans l’attente.
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