“Plus qu’une victoire”, Canal+ franchit un nouveau cap dans sa lutte contre le piratage, n’en déplaise aux géants du net

“Plus qu’une victoire”, Canal+ franchit un nouveau cap dans sa lutte contre le piratage, n’en déplaise aux géants du net

La justice française valide l’extension des blocages anti-piratage aux services de DNS comme ceux de Google et Cloudflare.

La lutte contre le piratage franchit une nouvelle étape en France. La cour d’appel de Paris a confirmé, vendredi 27 mars 2026, le rejet du recours déposé par Google, Cisco et Cloudflare contre Canal+. Une décision qui renforce la stratégie de la chaîne cryptée pour protéger ses contenus, notamment sportifs. Une décision saluée par l’entreprise dans un communiqué : “Plus qu’une victoire pour Canal+, ces arrêts relèvent d’une approche globale qui sera renforcée par le déploiement progressif de mesures complémentaires, notamment le blocage IP.”

Cette décision judiciaire s’inscrit dans la continuité d’un premier jugement obtenu en 2024. À l’époque, la justice française avait imposé à plusieurs acteurs techniques de bloquer l’accès à des centaines de sites diffusant illégalement des compétitions sportives. Sont concernés des événements majeurs comme le Top 14 de rugby, la Ligue des champions, la Premier League, la MotoGP la Formule 1.

Avec cette nouvelle confirmation en appel, Canal+ consolide donc un dispositif juridique déjà en place et renforce son arsenal contre le piratage. Historiquement, Canal+ ciblait principalement les fournisseurs d’accès à Internet comme Orange, Free ou Bouygues Telecom. Mais face à des résultats limités, le groupe a élargi ces dernières années son action aux services de DNS alternatifs, comme Google Public DNS, 1.1.1.1 de Cloudflare ou OpenDNS de Cisco, mais aussi aux VPN, qui sont tous deux possiblement utilisés comme des manières de contourner le blocage mis en place chez les opérateurs.

En s’attaquant à ces intermédiaires techniques, Canal+ cherche à combler une faille majeure dans le dispositif anti-piratage. La décision de la cour d’appel valide cette stratégie et confirme que ces services peuvent eux aussi être contraints de bloquer l’accès aux sites illégaux. Ce jugement pourrait marquer un tournant en France en élargissant le champ des acteurs impliqués. Il renforce potentiellement l’efficacité des blocages, même si le piratage reste un phénomène évolutif qui continuera de s’adapter.

 

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox