Canal+, Paramount, Warner Bros, Disney, NBCUniversal et TF1 poussent pour réguler les smart TV et assistants vocaux afin d’encadrer leur forte influence

Canal+, Paramount, Warner Bros, Disney, NBCUniversal et TF1 poussent pour réguler les smart TV et assistants vocaux afin d’encadrer leur forte influence

Face au poids grandissant des géants de la tech dans l’accès aux contenus, plusieurs grands diffuseurs appellent Bruxelles à renforcer sa régulation. Ils alertent sur l’influence croissante des smart TV et assistants vocaux, devenus selon eux des points d’entrée incontournables pour les audiences.

Les tensions montent d’un cran entre les grands diffuseurs et les plateformes technologiques. Selon les informations de Reuters, plusieurs poids lourds de l’audiovisuel, dont Canal+, Paramount, Warner Bros Discovery, Disney, RTL, Mediaset, NBCUniversal, Walt Disney, Sky et le groupe TF1, demandent à l’Union européenne de renforcer sa régulation des téléviseurs connectés et des assistants vocaux.

Dans une lettre adressée à Teresa Ribera, vice-présidente de la Commission européenne en charge de la concurrence, ces acteurs estiment que les systèmes d’exploitation de smart TV développés par Google, Amazon ou encore Samsung jouent désormais un rôle central dans l’accès aux contenus et aux audiences. Ils réclament leur désignation comme « contrôleurs d’accès » (gatekeepers) au titre du Digital Markets Act (DMA), afin de mieux encadrer leur influence. Toujours selon Reuters, les diffuseurs pointent une concentration croissante du pouvoir entre les mains de quelques acteurs capables de maîtriser la distribution des contenus à grande échelle. Ils redoutent notamment que ces plateformes privilégient leurs propres services et limitent la visibilité des applications concurrentes.

Le même constat s’étend aux assistants vocaux, comme Alexa ou Siri, accusés de devenir des intermédiaires incontournables dans l’accès aux contenus, sans être pour l’instant soumis aux obligations du DMA. Les signataires alertent ainsi sur un « vide réglementaire » et appellent Bruxelles à agir, y compris en s’appuyant sur des critères qualitatifs, même si certains services ne remplissent pas encore les seuils fixés par la réglementation. La Commission européenne a confirmé avoir reçu ce courrier et indiqué être en train d’en analyser le contenu.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox