Le patron d’Orange affirme que StopCovid n’est “pas liberticide” et plus sûre que Facebook

Le patron d’Orange affirme que StopCovid n’est “pas liberticide” et plus sûre que Facebook

Le PDG d’Orange, Stéphane Richard, encourage “tous les Français” à télécharger l’application de tracing StopCovid.

Le projet a été approuvé par le Parlement, mais les réticences sont toujours présentes au sujet de StopCovid. Stéphane Richard regrette qu’on “ne dépasse pas ces clivages” et défend l’application.

Pas de crainte pour la liberté à avoir, ni pour la sécurité

Orange ayant participé au projet, Stéphane Richard tient à coeur de répondre aux critiques faites à l’application. Il a ainsi voulu répondre aux principales inquiétudes, lors d’une interview pour France Info.

En commençant par les craintes au sujet de la sécurité des données collectées, pour Stéphane Richard ces sécurités n’ont pas lieu d’être. Il rappelle que StopCovid repose sur la technologie Bluetooth “qui repose sur des clés de cryptage sur chaque téléphone. Chaque téléphone est doté d’un numéro Bluetooth qui est crypté “.

Concernant le fait que ces données soient envoyées vers un serveur une fois collectées, pour le patron d’Orange, ces dernières ne présentent que peu d’intérêt pour les hackers et l’application est plus sécurisée “sur bien des points” que Facebook. Il s’appuie notamment sur le fait que depuis que des hackers ont été sollicités par StopCovid pour en tester la sécurité, “personne n’a réussi à cracker le système“.

Stéphane Richard affirme que l’application n’est “absolument pas” liberticide et respecte le RGPD Européen, s’appuyant notamment sur le feu vert donné par la CNIL au projet.

Enfin, il a également voulu donner son avis sur l’une des critiques qui revient souvent au sujet du projet. Le fait que l’application serait “inutile” si moins de 60% de la population la télécharge. “C’est faux” assène-t-il, “cela serait mieux, mais ça n’est pas nécessaire“. Pour le patron d’Orange, l’application sera utile même en cas d’un seul téléchargement par exemple, et prouvera son efficacité dès un taux de téléchargement atteignant 10 à 15% de la population.

Alors que le lancement semble être bien parti, il faudra maintenant convaincre l’opinion publique pour télécharger cette application.