Les sabotages d’antennes-relais se poursuivent en France, plusieurs pistes étudiées

Les sabotages d’antennes-relais se poursuivent en France, plusieurs pistes étudiées

Les équipements de télécommunications continuent d’être ciblés par des attaques. Les enquêteurs regardent du côté de l’ultragauche, mais pas seulement.

Depuis plusieurs mois, les équipements de télécommunications tels que les antennes-relais de téléphonie mobile sont les cibles d’actes de sabotage, parmi lesquels des jets de pétard, des coupures de câble, des démontages ou des incendies. Dans une note confidentielle datant de fin avril, le service des renseignements relevait ainsi plus de 20 d’attaques en moins d’un mois impactant ce type d’installations sur l’ensemble du territoire.

Si les coupables restent difficiles à identifier en l’absence de revendications, les regards se tournent d’ailleurs vers une extrême gauche qui lutterait contre des équipements servant le capitalisme, avec la possibilité de télétravail qui permet aux entreprises de continuer à fonctionner, ou facilitant la surveillance de masse.

Trois autres installations incendiées

Dans la nuit du dimanche 17 mai au lundi 18 mai, trois pylônes appartenant à l’opérateur d’infrastructures TDF ont été incendiés dans les villes d’Herbeys, Jarrie et Seyssinet-Pariset, près de Grenoble, en Isère. À Jarrie, par exemple, le grillage a été découpé et un cocktail molotov été lancé dans le local technique. Ces actes ont eu des répercussions pour les clients mobiles chez Bouygues Telecom, Free et SFR, mais également sur la diffusion de la TNT et la diffusion de la radio.

Là encore, la piste de l’ultra gauche est étudiée, en raison de nombreux précédents locaux, de la coordination des attaques (même créneau horaire) et de tutoriels pour saboter les installations en circulation depuis plusieurs semaines. Pour autant, d’autres pistes ne sont pas exclues, à l’image des complotistes faisant le lien entre la 5G et le coronavirus, comme de l’autre côté de la Manche.