Sabotages en série d’antennes-relais des opérateurs, les coupables difficiles à identifier

Sabotages en série d’antennes-relais des opérateurs, les coupables difficiles à identifier

Une série de sabotages visant les antennes-relais et les matériels de télécommunication a été constatée en France ces derniers mois. Les enquêteurs évoquent une piste sérieuse, mais indiquent avoir du mal à remonter jusqu’aux coupables faute de preuves et de revendications.

Selon le Parisien, près de 20 sabotages d’antennes-relais ou de matériels de télécommunication ont eu lieu en France depuis le 13 mars. Parmi ces actes de sabotage : des jets de pétard, des coupures de câble, des démontages ou des incendies.

Il y a notamment le cas d’antennes-relais incendiées à Foncine-le-haut (Jura) le 16 avril ou à Plaintel (Côtes-d’Armor) le 27 avril, toutes les deux appartenant à Orange. À la liste, on peut ajouter l’antenne Free Mobile incendiée le 30 avril dans l’agglomération d’Annecy. Il y a aussi eu le cas d’un pylône de l’opérateur historique déboulonné et couché par le vent à Saint-Martin-lez-Tatinghem (22 mars).

Au regard de récentes communications sur les blogs et réseaux sociaux préconisant l’”action directe” plutôt que la manifestation inenvisageable dans le contexte actuel d’épidémie et de confinement, avec même des modes d’emploi, les regards se tournent vers des groupuscules radicaux d’extrême gauche. La piste est sérieusement étudiée au regard d’autres cibles de dégradations constatées, parmi lesquelles le secteur bancaire, la restauration rapide ou les services publics.

Mais pourquoi les antennes-relais ? Au sein de ces militants, les antennes sont perçues comme des outils facilitant la surveillance de masse, car facilitant le pistage numérique, mais également comme des outils servant le capitalisme, avec la possibilité de télétravail qui permet aux entreprises de continuer à fonctionner.

Pour autant, la tâche des enquêteurs pour trouver les coupables apparaît compliquée en raison de l’absence de preuves ou de revendications. Difficile par ailleurs pour la justice antiterroriste de se saisir du dossier, avec la crainte de créer l’effet cliquet et d’être accusée de traiter toute opposition politique comme du terrorisme.

Source : Le Parisien