Un retour à trois opérateurs n’intéresse pas Orange pour le moment

Un retour à trois opérateurs n’intéresse pas Orange pour le moment

La nouvelle directrice générale d’Orange, Christel Heydemann, écarte les scénarios d’une consolidation du marché français et d’une opération d’acquisition en Europe dans un proche avenir.

Un plan stratégique se prépare chez Orange, mais la femme récemment arrivée à la tête de l’opérateur historique l’affirme : “la consolidation n’est pas indispensable au marché français. S’il y a des opportunités, nous regarderons, mais cela ne peut pas être le coeur de la stratégie d’Orange”. Une position assez similaire à celle expliquée par Iliad en début d’année lors de la présentation de ses résultats annuels, où son directeur général Thomas Reynaud avait affirmé que si une opportunité se présentait, la maison-mère de Free pourrait alors tenter le coup.

Pour Patrick Drahi, dirigeant Altice, maison-mère de SFR, cette consolidation a cependant un caractère inévitable, mais Bouygues Telecom affirmait cependant en février dernier qu’il n’y avait aucun vendeur pour le moment. Les tentatives de consolidation ont bien existé dans le passé, avec en 2014 et 2016 des discussions pour un mariage entre Orange et Bouygues Telecom, mais depuis, peu de procédures ont réellement été engagées. Le marché a semble-t-il trouvé une certaine stabilité en la présence des quatre opérateurs, avec des revenus en hausse en 2021, une première depuis dix ans.

L’opérateur historique n’est également pas pressé d’acquérir de nouveaux marchés européens. Christel Heydemann explique en effet que pour elle, l’avenir du groupe “ne passe pas que par une grande stratégie de consolidation paneuropéenne“. Une position qu’avait également adopté l’ancien PDG d’Orange Stéphane Richard, excluant en 2019 toute idée de fusion-acquisition majeure jusqu’en 2025. Pour la nouvelle patronne de l’opérateur historique, la stratégie de consolidation doit concerner les marchés où Orange est déjà implanté, comme ce fut le cas lors du rachat de 50% de Telekom Romania en 2020 ou encore de l’acquisition de Voo en Belgique.

Source : Les Echos