Iliad/Free veut s’étendre à l’international, l’Allemagne et l’Espagne sont dans le viseur de Xavier Niel

Iliad/Free veut s’étendre à l’international, l’Allemagne et l’Espagne sont dans le viseur de Xavier Niel

Si Iliad est devenu, grâce à son implantation en Italie et en Pologne, le 6e groupe télécom européen, il ne compte pas s’arrêter là.

Après avoir essuyé un revers lorsqu’elle a tenté de racheter Vodafone Italia en février dernier, la maison-mère de Free continue de scruter la situation de ses congénères européens.

Alors que les cours de Bourse sont au plus bas pour les opérateurs et que Xavier Niel, comme Patrick Drahi pour SFR, en a profité pour faire sortir Iliad de Bourse, le fondateur de Free guette une opportunité de mariage. «Chez Free, on a fait une carte d’Europe avec tous les pays où on est et ceux dans lesquels on veut s’implanter, confie-t-il à Capital. On est à l’affût de tout.»

Cibler les branches locales de grands groupes

La stratégie est assez simple : s’attaquer aux opérateurs appartenant déjà à des entités plus importantes en prenant le contrôle localement d’une de ses antennes. “Ils auront besoin de vendre certaines filiales pour se redresser” explique-t-il. C’est notamment le cas en Allemagne, avec O2, filiale de Telefonica dont la section espagnole est actuellement en souffrance.

Le propriétaire de Free s’intéresse également à l’Espagne, après s’être déjà immiscé en Suisse à titre personnel avec Salt, en Irlande avec Eir et enfin en Pologne avec Play et le rachat récemment validé du cablo-opérateur UPC.

Du côté des concurrents, l’appétit de Patrick Drahi, le fondateur d’Altice, n’est plus à prouver. Il serait même source de motivation pour Xavier Niel d’après un ami proche : “Xavier a envie de faire un coup dans un gros pays. La compétition avec Patrick Drahi le stimule !“. Le patron de la maison-mère de SFR cherche généralement à frapper fort, comme le montre son intrusion chez British Telecom.

Chez Orange et Bouygues Telecom, la tendance n’est pas la même. Pour ce dernier, le choix est fait de rester sur des bases françaises. Orange pour sa part avait vu ses projets d’expansions freinés par le gouvernement d’après Stéphane Richard, ex-PDG de l’opérateur historique.