250 sites de streaming illégaux bloqués depuis le début de l’année par les opérateurs, et la nécessité de nouveaux accords

250 sites de streaming illégaux bloqués depuis le début de l’année par les opérateurs, et la nécessité de nouveaux accords

En seulement quatre mois, deux tiers de l’audience sportive illicite en France ont déjà été neutralisés selon l’Arcom. L’objectif a présent est de gagner en rapidité et efficacité via de nouveaux accords sur une automatisation des procédures.

La lutte contre le streaming illégal s’intensifie, et les premiers résultats sont là. A l’occasion d’une conférence de presse pour ses 100 jours d’existence, l’Arcom a révélé hier le blocages de 250 sites pirates sportifs depuis le début de l’année à la suite de l’adoption de la nouvelle loi contre le piratage en ligne. Cela représente près de 63% de l’audience sportive illégale sur internet, a précisé l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, née en janvier de la fusion entre le CSA et l’Hadopi.

Efficient, ce nouveau cadre législatif permet de faire fermer très rapidement les sites diffusant de manière illicite des contenus payants d’ayants droit. Les diffuseurs ont désormais le droit de saisir la justice en urgence. Après décision, l’Arcom peut alors sommer les FAI de bloquer les sites identifiés.

Ce sont « des résultats plus qu’encourageants, spectaculaires », a commenté Denis Rapone, chargé de la protection de la création et de la lutte contre le piratage sportif au sein d’ l’Autorité. Depuis début janvier, pas moins de cinq décisions de justice favorables ont été obtenues par Canal+, beIN Sports et la Ligue de football professionnel. Cette dernière a même remporté une autre victoire importante puisque à sa demande, le tribunal judiciaire de Paris a ordonné pour la première fois en France, le blocage par les FAI français de l’accès à des services IPTV pirates. S’ajoutant à cela le fermeture de sites miroirs.

“Face aux enjeux économiques pour le sport professionnel et amateur français, les pouvoirs publics et l’autorité judiciaire ont saisi combien il était urgent d’offrir une protection efficace des compétitions de football professionnel contre les atteintes graves et répétées dont elles font l’objet”, a-t-elle salué le 24 mars dernier.

Mais il y a encore du pain sur la planche, l’Arcom veut encore gagner en efficacité.« Pour nous, la prochaine étape est de pouvoir accompagner les différents acteurs, aussi bien les ayants droit que les FAI, pour que des accords soient conclus entre eux, à la fois pour permettre l’automatisation des procédures (…) pour encore gagner en rapidité, et en efficacité », a enfin indiqué Denis Rapone. Restera aussi à trouver un terrain d’entente sur la répartition des coûts des blocages entre Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom.

Source : Zdnet