Mediawan (Xavier Niel) continue sur sa lancée au 1er semestre

Mediawan (Xavier Niel) continue sur sa lancée au 1er semestre

Les voyants sont toujours au vert pour Mediawan. Le leader indépendant de la production de fictions et de documentaires en France a levé le voile sur ses chiffres du 1er semestre et se dit confiant pour l’ensemble de l’exercice 2019.

  « Ce début d’année a été marqué par l’intégration rapide de Palomar – notre première équipe internationale – la multiplication des nouveaux projets de développement, la confirmation de notre classement de 1er producteur de fictions en France, l’installation de franchises confirmée par la création de saisons additionnelles et enfin par la signature du bail de notre siège dans le centre de Paris. Ce projet d’envergure nous permet de réunir la majorité des équipes de notre groupe pour fonder une culture d’entreprise inspirante, un terreau de créativité et de coopération entre nos talents et nos métiers », résume parfaitement Pierre-Antoine Capton, Président du Directoire de Mediawan.

Sur le semestre, le Spac a significativement augmenté son volume de production dans tous les genres, notamment en fiction. Le chiffre d’affaires s’élève ainsi à 188,7 M€ contre 120,4 M€ au S1 2018 soit une croissance de 23% à périmètre constant.. 

Mediawan Originals, soit le pôle production de contenus originaux, fictions et documentaires, a généré sur le premier semestre un chiffre d’affaires de 68, millions d’euros, soit une croissance de +61% ou +21% à périmètre constant. “Les changements de périmètre incluent la contribution de Palomar, Mai Juin Productions, Mon Voisin Productions et Chapter 2 (qui n’étaient pas consolidés au S1 2018)”. Au cours du semestre, Mediawan Originals a livré un total de 68 heures de programmes, incluant à la fois des nouveaux épisodes de séries établies (Zone Blanche, Bracelets Rouges, Section de Recherches, Alice Nevers), des lancements de séries originales (Le Nom de la Rose, Infidèle, La saison de la chasse, Double Je) et des unitaires ou long-métrages (Piranhas, La Maladroite, Un homme abîmé, etc). Le groupe se positionne largement en tête du classement des producteurs de fictions en France publié par le magazine Écran Total, avec près de 116 heures de fictions originales diffusées en prime-time ces 12 derniers mois.

De son côté, Mediawan Rights (distribution de programmes audiovisuels) a poursuivi la croissance de son activité avec les plateformes SVOD, avec notamment les ventes à Netflix de Zone Blanche et du documentaire Antoine Griezmann, the Making of a legend. Néenmoins, le chiffre d’affaires est en repli au S1 2019 à 17,2 M€ contre 20,8 M€ au S1 2018 soit une baisse de 17%.

“Cette baisse s’explique principalement par le calendrier non-linéaire des ventes de distribution (qui dépendent de la disponibilité des droits et des fenêtres de diffusion des clients diffuseurs) et une base de comparaison exceptionnelle au S1 2018”, se justififie Mediawan. Pour rappel, Mediawan Rights mise sur des séries premium européennes telles que Missions (OCS Originals), Wonderland, the girl from the shore, Moloch, The War is over (en cours de tournage par Palomar) ou encore Babylon Berlin (dont la saison 3 sera diffusée par Canal+ en 2020). L’engouement pour des documentaires de qualité est un autre levier comme Antoine Griezmann, the Making of a legend, Kubrick by Kubrick, Global Science, Green Blood et Banksy sont également de potentiels succès mondiaux.

Rachat de Fit Productions, la société derrière la série culte H

Mediawan poursuit comme prévu sa stratégie d’investissement dans les contenus et d’enrichissement de son catalogue grâce entre autres à des opportunités et confirme l’acquisition en septembre 2019 du catalogue de FIT Productions regroupant des franchises telles que H, La Crim et La loi de… 

Par ailleurs, l’ EBITDA de 26 M€ est en ligne avec le budget et les objectifs annuels. Au 30 juin 2019, l’endettement financier net du Spac de Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre Antoine Capton s’élève à 142,5 M€ contre 120,9 M€ au 31 décembre 2018. “La hausse de l’endettement sur la période s’explique principalement par l’impact de l’acquisition de Palomar et les autres opérations de M&A, net des montants d’augmentation de capital, pour un montant de plus de 25 M€”, précise un communiqué.