Free Mobile : face à la levée de boucliers, un maire pointe un paradoxe

Free Mobile : face à la levée de boucliers, un maire pointe un paradoxe

Un maire pensait avoir bien préparé un projet d’antenne-relais de téléphonie mobile pour répondre à une demande croissante. Mais c’était sans compter une levée de boucliers.

“Presque tout le monde a un téléphone portable et réclame du réseau, mais personne ne veut d’antenne pour l’alimenter”, tel est le paradoxe souligné par Jean-François Braissand. Le maire d’Entrelacs, commune de Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes, fait face à une levée de boucliers après l’annonce d’un projet d’implantation d’un pylône Free Mobile lors du dernier conseil municipal.

La commune compte acheter une parcelle de terrain de 800 m² à proximité de la chapelle Notre-Dame-de-la-Salette. Et c’est justement cette localisation qui pose problème. “Nous, habitants, parents, écoliers, randonneurs, vététistes, parapentistes de la commune de Cessens dénonçons le site choisi pour installer une antenne-relais Free, haute de 36 mètres, à proximité d’un site remarquable : la chapelle Notre-Dame-de-la-Salette et les points de vues de la Montagne de Cessens”, explique en effet une pétition en ligne lancée par un collectif d’habitants ayant recueilli près de 500 signatures.


Crédit Photo : Le Dauphiné Libéré

“Nous refusons cette installation dans un site environnemental préservé”, insiste le collectif. Ce dernier dénonce par ailleurs une décision “prise sans concertation et sans information préalables aux habitants de la commune”, réclamant “l’annulation de cette décision et une nouvelle concertation en y intégrant les riverains du village voisin concerné par l’installation d’une antenne dans un futur proche”.

La voie judiciaire est d’ailleurs envisagée. “Nous exercerons un recours contentieux auprès du tribunal administratif dès affichage de l’autorisation d’installation sur le terrain choisi par la commune”, explique le collectif. L’élu souligne de son côté que le projet n’est pas encore validé, mais qu’il compte bien le mener à son terme, tout en trouvant la solution la plus adaptée.

Source : Le Dauphiné Libéré