Les fabricants de smartphones et d’ordinateurs portables soumis à de nouvelles règles pour limiter le gaspillage

Les fabricants de smartphones et d’ordinateurs portables soumis à de nouvelles règles pour limiter le gaspillage

Dans le cadre de la loi anti-gaspillage, de nouvelles règles entrent en vigueur. Elles visent à faciliter l’accès aux pièces détachées et à favoriser l’usage de composants d’occasion.

Deux nouvelles mesures ayant pour objectif de soutenir la loi anti-gaspillage viennent d’entrer en vigueur. Pour rappel, le dispositif en question vise à lutter contre toutes les différentes formes de gaspillage et à transformer une économie linéaire (produire, consommer et jeter) en une économie circulaire.

La première mesure concerne la disponibilité des pièces détachées. Les constructeurs d’ordinateurs portables et de smartphones devront ainsi assurer la disponibilité de certaines pièces détachées de leurs produits mis sur le marché (chargeur, connecteur d’alimentation, batterie, écran ou encore stockage interne pour les ordinateurs portables ; connecteur de charge, batterie, boutons, caméras, microphones ou encore écran pour les smartphones), que ce soit à la sortie sur le marché ou dans les années qui suivent.

La seconde mesure s’intéresse à l’usage de pièces détachées d’occasion pour la réparation des ordinateurs portables et smartphones. Il s’agit de garantir à l’utilisateur un accès à des pièces détachées d’occasion au moment de réaliser une réparation, qu’il s’agisse d’un écran ou d’une carte mère dans le cas d’un ordinateur portable, d’une batterie ou d’une caméra dans le cas d’un smartphone. Le décret inscrit ainsi “l’obligation de proposer des pièces issues de l’économie circulaire dans le cadre de la commercialisation des prestations d’entretien et de réparation“. Il définit aussi “les pièces issues de l’économie circulaire et les conditions dans lesquelles le professionnel n’est pas tenu de proposer ces pièces“.

Reste à voir si ces nouvelles mesures porteront leur fruit. S’inscrivant dans la même optique, l’indice de réparabilité n’avait pas spécialement convaincu l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui n’avait alors pas hésité à tirer la sonnette d’alarme en décembre dernier.

Source : ZDNet