Faute d’offres intéressantes, les pylônes de TDF ne sont plus à vendre

Faute d’offres intéressantes, les pylônes de TDF ne sont plus à vendre

Les actionnaires de l’opérateur d’infrastructures TDF, parmi lesquels le Canadien Brookfield, abandonnent l’idée d’une revente.

L’information avait été révélée il y a quelques mois. Les actionnaires de l’opérateur d’infrastructures TDF, dont les 14 000 pylônes servent pour la télévision et les télécoms, cherchaient alors un repreneur. Malgré le contexte plutôt favorable pour une telle transaction, on apprend que le processus de revente a été abandonné.

Des candidats au rachat se sont bien manifestés, mais aucune n’offre n’a été jugée suffisante. Selon un spécialiste au fait du dossier, cité par Les Echos, « C’est un acteur hybride, pas un pure player des tours télécoms. L’activité de TDF repose encore beaucoup sur la transmission de la télévision. Et ils se sont aussi lancés dans le déploiement de la fibre optique. C’est beaucoup plus difficile à valoriser. L’audiovisuel est à la peine. Personne ne sait vraiment dire dans quelle mesure les télécoms vont prendre la relève. Quant à la fibre, elle ne rapportera pas grand-chose avant longtemps ». Et d’ajouter : « Brookfield a estimé que les offres ne reflétaient pas la valeur de TDF, en particulier la croissance à venir ».

Les actionnaires de TDF, à savoir le Canadien Brookfield (45 %), le trio emmené par le Néerlandais APG, le Canadien PSP et le Britannique Arcus (45 %) et Crédit Agricole Assurances (10 %), espéraient obtenir près de 6 milliards d’euros. Ils avaient mandaté les banques Morgan Stanley et BNP Paribas.

Source : Les Echos