SFR remporte son bras de fer avec l’Etat pour fibrer la Corse

SFR remporte son bras de fer avec l’Etat pour fibrer la Corse

Fin des péripéties pour SFR sur l’île de Beauté, si l’Etat avait déposé un recours contre l’opérateur concernant le chantier de la fibre optique en Corse, le tribunal administratif l’a finalement rejeté.

En 2018, l’opérateur a chipé à la barbe d’Orange le chantier de la fibre optique en Corse , un projet d’une durée de 5 ans. Cependant, une enquête préliminaire avait été lancée, évoquant la possibilité d’un certain favoritisme dont aurait bénéficié à l’opérateur au carré rouge. Ces soupçons concernaient précisément la délégation de service publiques ainsi que de potentielles contreparties. A cela s’est ajouté en mai dernier un recours déposé par l’Etat contre le contrat de concession signé entre la Collectivité de Corse et SFR. Une attaque perçue comme "uniquement politique" par l’executif Corse. 

Fin de ce chapitre puisque le tribunal administratif de Bastia a retoqué le recours , rejetant les points soulevés par la représentante de l’état ayant déposé le dossier. La question des emplois locaux comme argument pour obtenir le chantier avait été soulevée, mais aussitôt balayée puisque ne constituant pas "un caractère déterminant dans la sélection des offres économiquement les plus avantageuses des opérateurs".  Pour l’institution Corse, "Il n’apparaît pas non plus, compte tenu de l’écart de notation entre les candidats et de la note globale obtenue par SFR Collectivités sur l’ensemble des critères, que le manquement allégué ait eu une incidence sur le choix de l’attributaire".

Tout n’est pas tout rose sur l’île de Beauté cependant pour SFR. En effet, si c’en est fini pour l’Etat dans cette affaire, la procédure judiciaire lancée sur les soupçons de favoritisme est toujours d’actualité. Une ombre au tableau pour ce chantier de taille, puisque SFR doit fibrer la moitié de la Corse en 5 ans. On compte dans ce projet la construction de plus de 170 000 prises FTTH, et un demi-million de kilomètres de de fibre. Du côté de SFR, l’opérateur a affirmé lors de l’ouverture de l’enquête préliminaire en avril dernier, "ne pas voir ce qui pourrait concerner l’entreprise", le porte parole de SFR a également expliqué que la réponse à l’appel d’offre avait été très encadrée et que celle-ci " a été en tout point conforme aux vingt-cinq autres appels d’offres auxquels nous avons participé ces deux dernières années".

Source : Degroupnews