Le petit dico des technologies utilisées par Free : à quoi correspond l’IPv6 ?

Le petit dico des technologies utilisées par Free : à quoi correspond l’IPv6 ?

 

Avec le petit dico des technologies utilisées par Free, c’est l’occasion d’approfondir vos connaissances du monde des télécoms et, par extension, des nouvelles technologies. Chaque semaine, un terme expliqué. Aujourd’hui, parlons d’IP et d’IPv6.

Dans de récentes mises à jour pour les Freebox Delta et les Freebox Révolution, Free a décidé de mettre l’IPv6 par défaut et d’empêcher sa désactivation. L’IPv6 a ainsi été déployé sur plus de 70 % de son réseau. Mais qu’est-ce donc ?

L’IPv6 est une évolution du protocole de communication IP (Internet Protocol), lequel permet d’attribuer une adresse à un appareil présent sur le réseau. Un ordinateur, un smartphone, une tablette, une console de jeu ou une box Internet. 

 

Mais qu’apporte le protocole IPv6 par rapport à l’IPv4 qu’il est censé remplacer ? En fait, l’IPv4 utilise 4 blocs de 4 nombres compris en 0 et 255 (192.168.1.1, par exemple) et limite le nombre d’adresses à environ 4 milliards. Un chiffre qui peut paraître énorme au premier abord, mais qui pose problème avec la démocratisation d’Internet dans le Monde et l’explosion du nombre d’appareils connectés à Internet. Cela oblige à avoir recours aux sous-réseaux, c’est-à-dire qu’une seule adresse IPv4 peut servir pour tout un foyer (ordinateurs, mobiles, TV connectée, etc.). 

Avec l’IPv6, on se retrouve avec 8 blocs de 4 caractères hexadécimaux pouvant être des chiffres compris entre 0 et 9 ou des lettres comprises entre a et f (1234 :abcd:1234 :abcd:1234 :abcd:1234 :abcd, par exemple). On a ainsi environ 3,4 x 10ˆ38 possibilités (2ˆ128), soit 1 700 milliards de fois plus que de grains de sable sur Terre (2 x 10ˆ26). Autant dire qu’on est tranquille pour un moment. Plus besoin de sous-réseau. Chaque appareil peut avoir sa propre adresse IP.